Les eurodéputés imposent un étiquetage nutritionnel unique pour les aliments et les boissons non alcoolisées

Le Parlement européen a voté mercredi 16 juin en faveur de la mention obligatoire, sur les étiquettes alimentaires, de l’origine géographique de tous les types de viandes et produits laitiers. Un règlement inédit, qui va imposer un étiquetage nutritionnel unique pour les aliments et les boissons non alcoolisées vendus dans toute l’UE et qui a donné lieu à des discussions parfois passionnées entre les eurodéputés.

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L’origine géographique obligatoire

Après leur vote préliminaire en première lecture, la balle est toutefois dans le camp des gouvernements européens, qui pousseront leurs propres amendements. Une fois la loi adoptée, l’industrie alimentaire aura trois à cinq ans pour s’y conformer. L’indication géographique est actuellement obligatoire en Europe pour le bœuf non transformé – une conséquence directe de la crise de la vache folle –, le poisson, les fruits et les légumes frais, les œufs, le miel et le vin. Mercredi, les eurodéputés ont décidé d’allonger la liste à tous les types de viande et aux produits laitiers.

Les parlementaires européens veulent aussi que l’origine de la viande et du poisson soit indiquée pour les produits transformés, mais à l’issue d’une étude sur le coût économique de la mesure. Selon leurs vœux, l’étiquetage des viandes devra mentionner où l’animal est né, où il a été élevé et tué. L’abattage d’animaux sans les avoir étourdis au préalable, comme l’exigent les traditions religieuses musulmanes ou juives, devra également être signalé.

« Une victoire importante pour les agriculteurs et les consommateurs »

Glenis Willmott, eurodéputée socialiste britannique, a salué « une victoire importante pour les agriculteurs et les consommateurs qui veulent savoir précisément d’où vient leur nourriture ». La Commission européenne a toujours jugé inutile de généraliser l’indication de l’origine des aliments, de peur d’entraver les échanges.

Pas de code de couleurs

Plus généralement, l’étiquette devra préciser la quantité de cinq nutriments essentiels présente dans les produits: énergie en kilocalories pour 100 grammes ou 100 millilitres, glucides avec une référence aux sucres, lipides, acides gras saturés et sel. Le Parlement souhaite toutefois exempter de toutes ces règles les produits frais non préemballés, comme la viande vendue chez un boucher. Les boissons alcoolisées ne sont pas non plus concernées, contrairement aux « alcopops », ces boissons sucrées alcoolisées destinées aux jeunes.

En revanche, l’idée d’un code de couleurs – indiquant, à la manière d’un feu de circulation (vert, orange, rouge) le niveau de sel, sucre ou matières grasses –, a été rejetée à une forte majorité. Elle était poussée par les socialistes et les Verts, à la recherche d’un indicateur simple. « La base d’un régime alimentaire équilibré, c’est un régime varié. Ce code de couleur aurait eu pour conséquence de stigmatiser certaines denrées », a objecté la députée conservatrice française Françoise Grossetête.

Cheval de bataille du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), ce code était pourtant plébiscité par les consommateurs et les médecins. Le BEUC a immédiatement dénoncé « la pression de l’industrie alimentaire ».

Sources : Lemonde.fr et AFP

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