Sclérose en plaques : espoir avec l’autogreffe de cellules souches

Une équipe américaine a obtenu des résultats encourageants dans la lutte contre la sclérose en plaques (SEP) grâce à une nouvelle technique d’autotransplantation de cellules souches, extraites de la moelle osseuse du malade. Les résultats de cette essai clinique, qui a été réalisé sur 21 malades en première phase de la maladie, ont été publiés dans la version en ligne de la revue médicale The Lancet Neurology.

Cette technique dite de transplantation de cellules souches autologues hématopoïétiques consiste à greffer sur le patient ses propres cellules de moelle osseuse. Les cellules sont prélevées de la moelle osseuse puis le patient reçoit un cocktail de médicaments immunosuppresseurs “antirejet”. Le perfusion de ces cellules souches est ensuite réalisée par voie intraveineuse. Ces dernières vont en quelque sorte “réinitialiser” le système immunitaire.

Dans cette étude, 37 mois après cette transplantation, les 21 malades n’ont connu aucune aggravation de leur affection, et 17 d’entre eux ont vu une réduction significative de leurs handicaps.

Environ 80.000 personnes en France souffrent de la sclérose en plaques dont les formes et l’évolution varient grandement d’un patient à l’autre. La sclérose en plaque est caractérisée par une destruction de la myéline, la couche protectrice qui entoure les fibres nerveuses et qui transporte l’influx nerveux (voir illustration ci-dessous). Troubles de la coordination, problèmes de vue, vertiges, problèmes moteurs sont quelques-uns des symptômes de la maladie.

la sclérose en plaques est une affection auto-immune

Il s’agit d’une affection auto-immune, autrement dit d’une attaque du système immunitaire, via des lymphocytes devenus agressifs, qui s’en prennent à l’organisme lui-même (en l’occurrence à la myéline). C’est pourquoi des chercheurs essaient de “reinitialiser” le système immunitaire en greffant des cellules souches hématopoïétiques, issues de la moelle osseuse, précurseurs des globules rouges et des globules blancs (dont font partie les lymphocytes).

Pas de faux espoirs

Le Dr Caroline Papeix interrogé par lefigaro.fr précise qu’il ne faut pas faire naître d’espoirs exagérés.

“Aucun de ces traitements n’empêche la progression secondaire tardive de la SEP, qui accumule souvent des déficits neurologiques”

rappelle le Dr Papeix, du pôle des maladies du système nerveux à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Source:
Lefigaro.fr, Sciences-et-Avenir.com

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