La thérapie génique donne des résultats encourageants dans le traitement de l’obésité

Des chercheurs américains de l’Ohio State University (Etats-Unis) ont montré chez la souris que la thérapie génique permettait une perte de poids durable et une amélioration des paramètres métaboliques de l’animal. Ils veulent à présent passer aux essais cliniques chez l’homme. Ces recherches sont publiées dans la version en ligne la revue scientifique Nature Medecine du 8 mars 2009.

Une substance appelée BDNF (Hypothalamic brain-derived neurotrophic factor), produite dans la partie du cerveau appelé hypothalamus, joue un rôle majeur dans la régulation du poids. Elle existe aussi bien chez l’animal que chez l’homme. L’absence du gène BDNF (qui produit la molécule BDNF) chez la souris la rend obèse.

Les chercheurs ont donc injecté le gène BDNF directement dans l’hypothalamus de souris normales, diabétiques et soumises à un régime alimentaire riche en gras. Les chercheurs ont aussi mis au point un système qui permet de réguler négativement le gène. Ce système se déclenche automatiquement une fois que la souris a atteint un poids normal.

A gauche une souris obèse non traitée. A droite une souris obèse traitée par thérapie génique.

A gauche une souris obèse non traitée. A droite une souris obèse traitée par thérapie génique.

Le gène a donc été actif dans la souris obèse et au fur et à mesure que la souris perdait du poids l’expression de la protéine BDNF a été diminuée grâce à l’activation automatique du système de régulation négative mis en place permettant aussi d’attendre et de se stabiliser à un poids normal.
Les chercheurs ont donc rétabli une régulation normale du poids, un équilibre entre prise de poids et perte de poids.

Les chercheurs ont constaté, en observant les souris sur le long terme, qu’il n’y avait pas d’effets secondaires néfastes sur la densité osseuse, le rythme circadien ou le comportement général des souris. Les souris diabétiques voyaient leur état de santé, leurs paramètres métaboliques et leur condition physique s’améliorer.

Cette méthode ayant montré des résultats très encourageants chez la souris, les chercheurs ont fait une demande auprès de la FDA (l’autorité américaine régulatrice du médicament) pour effectuer des essais cliniques chez l’homme. Ils pensent qu’ils pourront débuter ceux-ci d’ici un an.


Article: Molecular therapy of obesity and diabetes by a physiological autoregulatory approach
Auteurs: Lei Cao, En-Ju D Lin, Michael C Cahill, Chuansong Wang, Xianglan Liu & Matthew J During
Journal de publication: Nature Medecine

Crédit photo Nature.

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