Violent séisme et tsunami au Japon

Un puissant séisme, d’une magnitude 8,9 sur l’échelle ouverte de Richter, a frappé le nord-est du Japon vendredi 11 mars 2011 à 14h46min23s heure locale (6h46min23s à Paris).

L’épicentre se situe à 130 km à l’est de Sendai, chef-lieu de la préfecture de Miyagi, dans la région de Tohoku, ville située à environ 300 km au nord-est de Tokyo (l’épicentre se trouvant à 373 km de la capitale) à 24,4 km de profondeur. Selon la télévision japonaise NHK, 4 millions de bâtiments seraient privés d’électricité. Le journal de la chaîne télévisée Tokyo Broadcasting System (TBS) indique qu’au moins 1 000 morts et plus d’un millier de disparus ont été déplorés dans six différentes préfectures. Ce bilan devrait malheureusement considérablement s’alourdir avec le temps.

La magnitude du séisme est d’abord estimée à 7,9, puis à 8,8, et finalement à 8,9 par le United States Geological Survey, faisant de ce séisme le plus intense jamais enregistré dans l’histoire du Japon.

Echelle ouverte de Richter : L'échelle de Richeter mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Il s'agit d'une échelle logarithmique, c'est-à-dire qu'un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l'énergie et par 10 de l'amplitude du mouvement.

L’épicentre se situe au large de la région nord-est d’Honshu, la principale île de l’archipel, . Il engendre un tsunami dévastateur dans le Pacifique. Une première vague de 10 mètres de haut ravage la côte des environs de Sendai, la ville la plus proche du séisme, jusqu’à plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

La secousse a été ressentie jusqu’à Tokyo, à environ 380 kilomètres au sud-ouest de l’épicentre. Tous les bâtiments tanguent pendant plus de deux minutes dans la mégalopoles de plus de 30 millions d’habitants. Le bilan officiel provisoire (une quinzaine d’heure après le séisme) est d’au moins 1 000 morts.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Le Japon est propice aux tremblements de terre

L’archipel nippon de part sa position est une zone fortement sismique. Ces îles sont en effet situées à la frontière de quatre grandes plaques tectoniques (voir schéma ci-dessus): la plaque pacifique (Pacific plate), la plaque nord-américaine (North American plate), la plaque eurasienne (Eurasian plate) et la plaque philippine (Philippine plate).

La plaque pacifique, qui se déplace rapidement vers l’ouest (à plus de 8 cm par an), s’enfonce sous les autres: on appelle cela une subduction. Les zones de subduction se traduisent par les séismes les plus violents qui soient, mais aussi par un volcanisme intense. L’archipel nippon se situe d’ailleurs sur la Ceinture de feu du Pacifique, un immense arc de plus de 450 volcans qui fait tout le tour du Pacifique, de la Patagonie à l’Alaska et du Kamtchatka à la Nouvelle-Zélande1.

La formation d’un tsunami

Un tsunami est créé lorsqu’une grande masse d’eau est déplacée. Cela peut être le cas lors d’un séisme important, d’une magnitude de 6,3 (valeur seuil) ou plus, lorsque le niveau du plancher océanique le long d’une faille s’abaisse ou s’élève brutalement (ou lors d’un glissement de terrain côtier ou sous-marin, ou lors d’un impact par un astéroïde ou une comète).

Certains tsunamis sont capables de se propager sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres et d’atteindre l’ensemble des côtes d’un océan en moins d’une journée. Ces tsunamis de grande étendue sont généralement d’origine tectonique.

Le séisme de ce matin a déclenché un tsunami formant une vague de plus de 10 mètres de haut. L’aéroport de Sendai dans la préfecture de Miyagi a été frappé par un tsunami de 10 mètres de haut. L’alerte au tsunami a été lancée dans une grande partie du Pacifique.

Jusqu’où va aller le tsunami de ce 11 mars ?

En haute mer, l’onde du tsunami avance très rapidement à des vitesses atteignant les 800 km/h. Autant le relief terrestre est capable de le freiner assez rapidement car la côte fonctionne comme une barrière naturelle, autant son atténuation sera plus lente dans l’océan ouvert. Le tsunami d’aujourd’hui va être enregistré probablement jusqu’aux côtes du Chili, soit à quelques 17 000 km. Ci-dessous les estimations concernant le de placement et l’intensité du tsunami du 11 mars :

Ci-dessous une animation de la propagation du tsunami du 26 décembre 2004 :

Risque et sécurité nucléaire

Quatre centrales nucléaires abritant quatorze réacteurs, les plus proches de l’épicentre, ont été particulièrement exposées à l’onde du tremblement de terre.

La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a perdu le système de refroidissement de deux des 6 réacteurs à eau bouillante, les plus anciens, situés dans la centrale numéro un de Fukushima (conçus et construits dans les années 1960 et fonctionnant depuis 1970). La centrale a été mise en état d’alerte nucléaire (c’est la première fois qu’une telle alerte est déclenchée au Japon). L’évacuation de milliers d’habitants vivant jusqu’à 10 km autour de cette centrale a été décidée suite à un taux de radioactivité 1000 fois supérieur aux normes dans l’entrée de cette centrale.

Un incendie s’est également déclaré dans la centrale nucléaire d’Onagawa (préfecture de Miyagi). Il a été maîtrisé sans qu’aucune fuite radioactive n’ait été détectée dans les heures qui ont suivi les premières secousses (sur ce site et dans les autres sites nucléaires des préfectures touchées selon les autorités japonaises et l’AIEA).

Onze réacteurs situés en zone touchée se sont automatiquement arrêtés, selon le ministère de l’Industrie, dans quatre centrales (cinq selon le premier ministre Naoto Kan)2.

Notes et références

  1. Source : slate.fr []
  2. Source : Wikipedia.
    Le New York Times pour les cartes. []

Un Commentaire

  1. CC SES ORIBLE JE SUIS D2SOLER POUS LE JAPON

Note aux utilisateurs concernant la publication d'informations médicales :
Publiez uniquement des informations que vous jugez véridiques à la lumière de vos connaissances.
Si les données médicales diffusées ne proviennent pas de votre expérience personnelle, vous devez indiquer les sources (références, liens, etc.).