Trogloraptor : découverte d’une nouvelle famille d’araignées aux Etats-Unis

19 août 2012

Des scientifiques ont découvert une nouvelle famille d’araignées dans des grottes et forêts de la côte pacifique des Etats-Unis.

Les entomologistes de l’Académie des sciences de Californie ont indiqué que ces araignées, surnommées « voleuses des grottes » (Trogloraptor), avaient connu une telle évolution que ce n’était pas seulement une mutation génétique ou une nouvelle espèce, mais qu’il s’agissait d’une nouvelle famille d’araignées. La description de cette nouvelle famille est publiée dans la revue spécialisée ZooKeys.

Deux impressionnantes griffes

La « voleuse des grottes » mesure 4 cm de large lorsque ses pattes sont tendues. Elle possède deux impressionnantes griffes à l’avant «suggérant qu’elle est un prédateur féroce et qui cible» ses proies, même si les scientifiques n’ont pas encore déterminé de quoi elle se nourrit et comment elle tue.

Ces araignées ont été mises au jour dans des grottes au sud-ouest de l’Oregon (État du nord ouest des Etats-Unis), ainsi que dans certaines forêts du nord-ouest de l’Etat voisin de Californie. Les forêts dans ces régions côtières de Californie ou de la province canadienne de Colombie britannique sont connues pour abriter des spécimens uniques et anciens.

«Si des araignées aussi grandes et bizarres ont pu vivre si longtemps sans être découvertes, qui sait ce qui peut encore se cacher dans cette remarquable partie du monde»,

conclut l’étude.

Galerie de la voleuse des grottes:

Strudiella devonica est un fossile de 1 cm de long environ. La tête est en haut et porte de robustes antennes. © Romain Garrouste / MNHN

9 août 2012

Entomologie

Strudiella : le plus ancien insecte fossile complet du monde

Une équipe internationale de chercheurs vienne de découvrir le graal2 de l’entomologie. Le fossile d’un petit insecte complet datant de 365 millions d’années (Dévonien supérieur) a été mis à jour dans le gisement belge de Strud. Nommé Strudiella, ce fossile unique confirme l’hypothèse selon laquelle l’apparition des premiers insectes datent probablement au Silurien (- 425 millions d’années). Lire la Suite

La plus petite mouche du monde serait une coupeuse de tête

15 juillet 2012

Avec un talent pour la décapitation, ces phorides seraient les truands du monde des fourmis. En effet, cette famille de mouches dépose ses œufs dans le corps d’une fourmi, et quand les œufs deviennent des larves, elles se nourrissent sur la tête de la fourmi, la faisant éventuellement tomber. C’est l’hypothèse fort jolie formulée par son découvreur Brian Brown, entomologiste au Muséum d’histoire naturelle du comté de Los Angeles, dans le numéro de juillet de la revue Annals of the Entomological Society of America.

Cette illustration permet de comparer la taille de la minuscule Euryplatea nanaknihali à la taille de nos mouches domestiques, Musca domestica.

Avec une taille de 0.4 mm, Euryplatea nanaknihali (son nom savant) est la plus petite mouche répertoriée à ce jour dans le monde. Elle est 15 fois plus petite qu’une mouche domestique (Musca domestica) et cinq fois plus petit que la drosophile bien connue des scientifiques. Malgré sa petite taille, elle serait capable de sectionner la tête de très petites fourmis.

L’unique spécimen a été collecté lors d’une vaste étude de la biodiversité entomologique menée en Tailande. Brian Brown rappelle que la seule autre espèce connue du genre Euryplatea fait partie de ces coupeuses de tête. Elle est habituellement retrouvée sur l’île de Bioko, au large de la Guinée équatoriale. Euryplatea eidemanni est trois fois plus longue que sa cousine thaïlandaise. Elle s’attaque aux fourmis ouvrières de Crematogaster impressa, une espèce de fourmi mesurant 3,5 millimètres de long.

L’étonnante stratégie de thermorégulation du moustique pour se protéger

11 janvier 2012

Entomologie

L’étonnante stratégie de thermorégulation du moustique pour se protéger

Pour éviter un fort choc thermique au moment où il ingère le sang de sa victime, le moustique Anophèle excrète par l’anus une goutte d’urine mêlée à une goutte de ce sang qu’il rejette afin de refroidir son abdomen et protéger ainsi son intégrité physiologique. Cette étonnante stratégie thermorégulatrice vient d’être observée par une équipe française du CNRS. Lire la Suite

Photo du jour : le retour des fourmis géantes

7 janvier 2012

Des chercheurs viennent de montrer que toutes les espèces de fourmis appartenant au genre Pheidole – plus de 1100 espèces – possèdent le matériel génétique pour produire des « supersoldats » – des fourmis géantes chargées de défendre la fourmilière

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Les fourmis du genre Pheidole produisent habituellement des ouvrières et des soldats. A des rares occasions, elles produisent des supersoldats chargés de bloquer l’entrée de la fourmilière avec leur très grosse tête et combattre les envahisseurs. Des chercheurs ont montré, dans un article parue dans la revue Science, que l’outil génétique responsable du développement des supersoldats est apparu chez un ancêtre commun à toutes les espèces de Pheidole et que tous les membres de cette espèce conservent la capacité de produire de tels guerriers à grosse tête même si très peu l’ont exploité. Les chercheurs ont pu induire le développement des supersoldats dans l’une de ces espèces, Pheidole morrisi, en injectant aux larves un analogue de l’hormone juvénile (méthoprène), démontrant ainsi que des facteurs environnementaux peuvent enclencher le mécanisme génétique à l’origine des supersoldats. Les auteurs suggèrent que le fait de garder des mécanismes de développement génétique ancestraux peut être un moyen important d’évolution de nouveaux traits physiques chez les organismes.