Des acides gras non-saturés pour doper la mémoire

Des acides gras non-saturés pour doper la mémoire Des chercheurs allemands affirment qu’un régime alimentaire réduisant de 30% le nombre de calories et riche en acides gras non-saturés dope la mémoire. Ces résultats confirment des recherches menées précédemment sur des animaux, relèvent les auteurs de cette étude parue dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 26 janvier.

Cette étude a été conduite sur cinquante hommes et femmes (âgés de 60 ans en moyenne) dont les fonctions mentales ont été testées pendant trois mois, précise le Dr A.V Witte, du service de neurologie et de médecine interne de l’Université de Munster en Allemagne, un des principaux auteurs.

Ces chercheurs ont réparti les participants en trois groupes, dont un a été soumis à un régime alimentaire avec un apport en calories réduit d’environ 30% et un second groupe a consommé 20% en plus d’acides gras non-saturés.

L’alimentation du troisième groupe témoin n’a pas été modifiée.

Des expériences sur des rats ont montré qu’une réduction des calories dans le régime alimentaire et une augmentation des acides gras non-saturés qui se trouvent en abondance dans l’huile d’olive et les poissons gras (saumon, thon, sardines…) ont contribué à améliorer la mémoire chez les animaux.

Dans cette première étude avec des humains, les participants du groupe soumis au régime à calories réduites ont fait preuve d’une nette amélioration de leur scores aux tests de mémoire verbales alors que ça n’a pas été le cas pour les deux autres groupes.

Le groupe au régime alimentaire réduit en calories a également montré une diminution des niveaux d’insuline et des marqueurs d’inflammation.

« A notre connaissance, il s’agit de la première étude à montrer qu’une réduction des calories dans le régime alimentaire améliore la mémoire chez des personnes plus âgées »,

écrivent les auteurs de la recherche.

Toujours selon les auteurs, ces résultats offrent également des pistes pour explorer le rôle de l’insuline et de l’inflammation dans le déclin des fonctions cérébrales liées à l’âge.

Source: AFP

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