Découverte des cellules de la démangeaison

Les neurones de la démangeaison

demangeaisonDes scientifiques ont mis en évidence chez la souris les neurones sollicités lors d’une démangeaison et qui signalent au cerveau la nécessité de se gratter. Une découverte importante à plusieurs titres qui fait l’objet d’une publication dans la version en ligne de la revue Science (référence ci-dessous).

Les chercheurs se demandaient si la démangeaison était juste un type de douleur ou si elle correspondait à des voies nerveuses distinctes. Jusqu’à présent il était difficile de conclure mais la nouvelle étude de Yan-Gang Sun et ses collègues devrait permettre d’y voir plus clair. Les chercheurs avaient déjà établi qu’un récepteur neuronal appelé GRPR (acronyme pour Gastrin-Releasing Peptide Receptor) était impliqué dans la sensation de démangeaison mais pas dans celle de la douleur.

La démangeaison

– Il y a plusieurs causes a la démangeaison, comprenant plus de 50 maladies dont le zona, le sida, la maladie de Hodgkin, des pathologies de la vésicule biliaire
– Les démangeaisons causées par de nombreuses maladies peuvent grandement affecter la qualité de vie et ne peuvent pas toujours être traitées.
– On ne sait pas, dans de nombreux cas, à quoi sert la démangeaison

Les récepteurs GRPR

Ils montrent maintenant que des souris dont la moelle épinière est dépourvue de neurones avec récepteurs GRPR ne se grattent plus en présence d’un stimulus irritant tout en gardant la même sensibilité à la douleur.
Les chercheurs suggèrent que ces cellules contiennent peut-être des récepteurs ou des molécules de signalisation spécifiques à la démangeaison qui pourrait servir de cible pour traiter les cas de démangeaison chroniques.

Les chercheurs montrent en outre que les neurones exprimant les récepteurs à GRPR s’avèrent distincts d’un autre groupe de cellules nerveuses, les neurones SST (acronyme pour SpinoThalamic Tract), qui étaient au coeur du débat.

Cette découverte suggère ainsi que les neurones à récepteur GRPR représentent la voie de sensibilité propre à la démangeaison tant recherchée dans la moelle épinière.


Référence :
Article :
Cellular Basis of Itch Sensation
Auteurs : Yan-Gang Sun, Zhong-Qiu Zhao, Xiu-Li Meng, Jun Yin, Xian-Yu Liu, Zhou-Feng Chen
Journal de publication : Science
DOI : 10.1126/science.1174868

Sources : EurekAlert, DailyScience

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