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Pour retrouver un sommeil réparateur

Les vols de nuit d’un continent à l’autre, les horaires de travail irréguliers et l’insomnie due au stress peuvent nous empêcher de profiter d’une bonne nuit de sommeil. Une nouvelle étude pourrait permettre de maîtriser une fois pour toutes ces trois facteurs perturbateurs du sommeil.

La rotation de la Terre détermine l’alternance du jour et de la nuit. Elle confère également des rythmes quotidiens à tous les êtres vivants. Chez les mammifères, la présence d’une « horloge interne » dans le cerveau détermine les cycles quotidiens d’éveil et de sommeil, l’alimentation, le métabolisme et de nombreux autres processus. Le fonctionnement interne de cette horloge est toutefois complexe, et les processus moléculaires dont il découle avaient jusqu’ici échappé aux scientifiques.

Dans le cadre d’une nouvelle étude dont les résultats ont fait l’objet d’un article publié dans la revue scientifique spécialisée Neuron1, des chercheurs ont découvert comment un processus biologique fondamental appelé synthèse des protéines est régi par l’horloge interne du corps – le mécanisme interne qui contrôle les rythmes quotidiens. Leurs observations pourraient permettre de mettre au point des traitements relatifs aux problèmes causés par le dérèglement de l’horloge interne, dont le décalage horaire, les troubles liés au travail par quarts et les affections chroniques comme la dépression et la maladie de Parkinson.

Pour comprendre et traiter les causes et les symptômes du dérèglement du rythme circadien, les chercheurs ont examiné de plus près les mécanismes biologiques fondamentaux qui régissent notre horloge interne. Pour cela, ils ont étudié la façon dont la synthèse des protéines est contrôlée par l’horloge interne. Ils ont ainsi pu identifier un répresseur (u molécule qui inhibe la synthèse des protéines) dans l’horloge interne dont l’élimination améliorait sensiblement le fonctionnement de l’horloge.

Les mammifères étant tous dotés d’une horloge interne semblable, les chercheurs ont réalisé leurs travaux auprès de souris dépourvues du répresseur 4E-BP1 – connu pour inhiber la synthèse des protéines. Les souris privées de répresseur 4E-BP1 se remettaient plus rapidement des perturbations de leur horloge interne.

Les chercheurs ont également découvert que le taux de peptide intestinal vasoactif, une petite protéine essentielle au fonctionnement de l’horloge interne du cerveau, était plus élevé chez les souris où le répresseur 4E-BP1 est absent. Ces résultats permettent de croire que les manipulations génétiques pourraient améliorer le fonctionnement de l’horloge interne, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux traitements des troubles associés au dérèglement de cette dernière.

Notes et références

  1. Translational Control of Entrainment and Synchrony of the Suprachiasmatic Circadian Clock by mTOR/4E-BP1 Signaling. Ruifeng Cao, Barry Robinson, Haiyan Xu, Christos Gkogkas, Arkady Khoutorsky, Tommy Alain, Akiko Yanagiya, Tatiana Nevarko, Andrew C. Liu, Shimon Amir, Nahum Sonenberg. Neuron. []

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