Le syndrome d’excitation génitale persistante associé à une pathologie du sommeil

Le syndrome d'excitation génitale persistante associé à une pathologie du sommeil Le syndrome d’excitation génitale persistante (SGEP), trouble sexuel féminin rare et mystérieux décrit pour la première fois en 2001, serait associé au syndrome des jambes sans repos, une pathologie du sommeil encore mal connue, selon des chercheurs néerlandais. Les travaux sont publiés dans la revue médicale Journal of Sexual Medicine.

Les femmes affectées par le syndrome d’excitation génitale persistante ou syndrome d’excitation sexuelle permanente (Psas en anglais) ont la sensation persistante d’avoir les organes génitaux en état d’excitation, comme si elles étaient en permanence sur le point d’avoir un orgasme.

Handicapant, ce pendant féminin du priapisme peut conduire à la dépression.

Le neuropsychiatre Marcel Waldinger (université d’Utrecht – Pays-Bas) et son équipe ont étudié le cas de 18 femmes néerlandaises souffrant de ce syndrome. Leurs travaux ont montré que la plupart d’entre elles souffraient également du syndrome des jambes sans repos, d’une hyperactivité de la vessie et de varices dans la région pelvienne.

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par des impatiences ou des douleurs dans les jambes, le soir ou la nuit, et des mouvements involontaires au cours du sommeil.

Selon le Dr Waldinger, le Psas serait une forme génitale du syndrome des jambes sans repos.

Le syndrome d’excitation génitale persistante (SGEP)

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 2001 par les sexologues américains Leiblum et Nathan

Il s’agit de la perception de la survenue d’une excitation génitale en l’absence de désir sexuel ou de stimulation sexuelle.

    Le diagnostic repose sur 5 critères :

  • 1. l’excitation génitale et clitoridienne persiste pendant une durée allant de plusieurs heures à plusieurs jours ;
  • 2. l’excitation génitale n’est pas liée à une impression subjective de désir sexuel ;
  • 3. l’excitation génitale physique ne disparaît pas après un simple orgasme et en nécessite généralement plusieurs ;
  • 4. la sensation d’excitation génitale est intrusive et indésirable ;
  • 5. l’excitation génitale est, au minimum, modérément pénible.

Source: AFP, Wikipedia

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