La longueur des doigts et la prise de risque dans les activités financières, récréatives et sociales

Il y aurait un rapport entre la longueur des doigts d’un individu et la prise de risque. Selon une étude, plus un homme aura un index court par rapport à l’annulaire, plus il sera susceptible de prendre des risques aussi bien en matière d’investissements que pour ses activités récréatives et sociales. Les résultats sont détaillés dans la revue Personality and Individual Differences1.

Cette étude, tout à fait sérieuse, réalisée par des chercheurs de l’Université Concordia au Canada indique que le rapport entre la taille de l’index et celle de l’annulaire chez l’homme pourrait indiquer un taux élevé de testostérone avant la naissance, une tendance à prendre des risques, voire une probabilité de réussite financière.

Cette découverte laisse entendre que le mâles dominant (mâle alpha) s’expose à de plus gros risques dans ses relations, sur un terrain de sport et sur les marchés financiers.

« Des recherches antérieures ont établi que la prise de risques et la réussite financière sont liées à un taux élevé de testostérone.

Nous avons examiné le rapport entre le taux de testostérone avant la naissance et la propension chez l’homme à courir divers risques. Nos résultats démontrent un lien à cet égard dans trois sphères : loisirs, société et finances. »

explique Gad Saad, directeur de l’étude et titulaire de la chaire en science du comportement évolutif et consommation darwinienne de l’Université Concordia.

« Puisque les femmes sont souvent attirées par les hommes en forme, sûrs d’eux et riches, ces derniers ont tendance à prendre des risques en matière de sports, de relations interpersonnelles et de finances afin de mieux plaire à leurs compagnes potentielles. Il est d’autant plus intéressant de savoir que cette tendance est influencée par l’exposition à la testostérone : plus il y en a dans l’utérus de la mère, plus l’enfant sera plus tard porté à s’exposer au risque sur une patinoire, dans un bar ou sur le parquet de la Bourse. »

poursuit Eric Stenstrom, auteur principal de l’étude.

Corrélation observée chez les hommes uniquement

Le professeur Saad et son équipe ont analysé la prise de risques chez 413 étudiants et étudiantes.

« L’exposition prénatale à la testostérone influence non seulement le développement du cerveau du fœtus, mais elle ralentit également la croissance de l’index par rapport aux quatre autres doigts sauf le pouce »,

ajoute Zack Mendenhall, coauteur de l’étude.

La longueur des doigts, modifiée par la testostérone, constitue une mesure pratique de l’exposition prénatale à l’hormone mâle. Dans le cadre de l’étude, la taille de l’index a été comparée à celle des autres doigts, ce qui a permis d’exprimer le rapport rel2. Les chercheurs ont ainsi découvert que les sujets dont l’indice rel2 est moins élevé ont davantage tendance à prendre des risques. Ces données ont été confirmées par une mesure supplémentaire, soit la différence entre la proportion de l’index et celle de l’annulaire. En outre, la corrélation a uniquement été observée chez les répondants masculins.

« L’absence de cette corrélation chez la femme pourrait s’expliquer par le fait que la prise de risques ne constitue pas pour elle un comportement d’accouplement, et ce, contrairement à l’homme »,

explique le professeur Saad.

Notes et références

  1. Testosterone and domain-specific risk: Digit ratios (2D:4D and rel2) as predictors of recreational, financial, and social risk-taking behaviors. Eric Stenstrom, Gad Saada, Marcelo V. Nepomucenoa & Zack Mendenhall. Personality and Individual Differences. []

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