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Découverte de deux exoplanètes de la taille de la Terre

Les découvertes d’exoplanètes sont entrain de s’accélérer depuis la mise en orbite de Kepler en 2009. Le télescope spatial vient cette fois de découvrir deux exoplanètes Kepler 20e et Kepler 20f, qui tournent autour d’une étoile similaire au Soleil dans la constellation de la Lyre et ont presque le même rayon que la Terre. Ces exoplanètes sont trop chaudes pour être habitables et ne sont donc pas de véritables exoterres mais on s’en rapproche.

Ces deux exoplanètes ont été découvertes dans la constellation de la Lyre, située à environ 1.000 années-lumière de la Terre. C’est une étoile de type solaire, mais un peu plus petite et froide que notre Soleil. Cinq exoplanètes y ont été découvertes par la méthode du transit. Remarquablement, les rayons respectifs de Kepler 20f et de Kepler 20e sont de 1,03 et 0,87 fois fois celui de la Terre (c’est-à-dire, pour ce dernier, un peu plus petit que Vénus).

Les autres planètes découvertes sont plus grosses que la Terre mais moins que Neptune. Il s’agit d’un système planétaire différent du Système solaire car toutes ces planètes orbitent très proche de leur étoile. Kepler 20b et Kepler 20c bouclent leurs orbites en respectivement 3,7 et 10,9 jours alors que Kepler 20e et Kepler 20 f font de même en 6,1 et 19,6 jours. L’orbite la plus large est celle de Kepler 20c avec une période orbitale de 77,6 jours. Il existe donc, non seulement une alternance de grandes et petites planètes, mais elles effectueraient également presque toutes leur révolution à l’intérieur de l’orbite de Mercure si elles étaient autour de notre Soleil.

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Des exoplanètes aux températures incompatibles avec la vie

En début d’année, le satellite spatial avait trouvé Kepler 10b, une première planète rocheuse dans la Voie lactée et peu de temps après la Nasa annonçait avoir observé une Tatooine.

Contrairement à Kepler 22b les deux exoplanètes Kepler 20e et Kepler 20f ne sont pas dans la zone d’habitabilité de Kepler 20. On estime d’ailleurs que leurs températures de surface sont respectivement de 426 °C et 760 °C environ, ce qui veut dire que du plomb serait en fusion à leur surface. La découverte est tout de même suffisamment importante pour qu’elle soit annoncée dans un article de Nature.

En effet, ces planètes présentent un rayon presque identique à celui de la Terre. Il suffirait donc qu’elles soient dans la zone d’habitabilité, plus exactement que l’on détecte de l’eau liquide à leur surface, pour être de véritables exoterres. De quoi valider encore plus l’idée que les exoterres ne doivent pas être rares dans la Voie lactée. À moins qu’on ne découvre par la suite une véritable exoterre autour de Kepler 20, cette étoile ne devrait donc pas être écoutée par le ATA de Seti1.


La méthode de détection par le transit

Lorsque l’inclinaison de l’orbite de la planète par rapport à l’observateur est proche de 90 degrés, le système est vu presque parfaitement par la tranche. Ainsi, la planète va passer devant son étoile et va faire baisser très légèrement sa luminosité. On parle alors de transit planétaire. La méthode des transits consiste dans un premier temps à faire des observations répétées du maximum d’étoiles dans le ciel, pendant des années. Avec une efficacité qui dépend principalement du nombre d’observations, de leur précision et du nombre (inconnu) de planètes avec la bonne inclinaison et distance par rapport à leur étoile, il est possible de détecter des transits planétaires. Après une détection d’un tel transit, l’étoile est ensuite observée individuellement de nombreuses fois pour confirmer le transit. En effet, si celui-ci est bien réel, il doit se répéter. Si c’est le cas, l’étude de ce transit fournit de nombreuses informations difficilement accessibles autrement : la masse de la planète, son rayon (et donc sa densité), etc2.

Le transit de la planète devant son étoile fait varier la luminosité de cette dernière. Source : wikipédia/NASA

Notes et références

  1. Source : FuturaScience []
  2. Source : Wikipédia []

Commentaires Clos.

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