alcool-festif

Le cerveau des gros buveurs d’alcool réagirait différemment

Les résultats d’une nouvelle étude pourraient permettre de comprendre pourquoi certaines personnes boivent plus que d’autres.

Selon les auteurs de cette étude, publiée dans la revue Science Translational Medicine1 les résultats pourraient également servir à l’élaboration de meilleurs médicaments contre les excès de l’alcool. Comme la cocaïne et les amphétamines, l’alcool induit la libération de peptides opioïdes endogènes – des petites molécules peptidiques appelées endorphines, enképhalines et dynorphines – dans les centres de la récompense du cerveau.

Les chercheurs ont mesuré la quantité d’opioïdes libérée dans le cerveau d’un petit groupe de non buveurs et de gros buveurs « festifs » avant et après consommation d’une boisson alcoolisée. Les gros buveurs rapportaient une plus grosse envie de boire après la première boisson. En utilisant la tomographie par émission de positons (PET scan), les chercheurs ont découvert qu’une seule boisson suffisait à induire une plus grande libération d’opioïdes chez les gros buveurs dans deux centres de la récompense, le noyau accumbens et dans le cortex orbito-frontal. Les auteurs en déduisent que ces opioïdes sont en étroite relation avec les effets de l’alcool qui mènent à ses excès. Les personnes dont le cortex orbito-frontal ou le noyau accumbens répondent particulièrement à l’alcool, c’est-à-dire qui libèrent alors de fortes quantités d’opioïdes, pourraient retirer plus de plaisir à chaque verre, ce qui contribuerait ainsi à leur consommation excessive2.

Notes et références

  1. Alcohol Consumption Induces Endogenous Opioid Release in the Human Orbitofrontal Cortex and Nucleus Accumbens. Jennifer M. Mitchell, James P. O’Nei, Mustafa Janabi, Shawn M. Marks, William J. Jagust & Howard L. Fields. Science Translational Medicine. []
  2. Source : Eurekalert.org []

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