billets-de-banques

Le virus de la grippe peut survivre plus de deux semaines sur un billet de banque

Le virus de la grippe peut survivre plus de deux semaines sur un billet de banque Une équipe de virologues de Genève (Suisse) s’est intéressée à la durée de survie du virus de la grippe sur les billets de banque. La demande aurait été faite par une banque suisse inquiète du risque de propagation par les billets de banque d’une éventuelle pandémie. L’étude montre que le virus de la grippe pouvait survivre dix-sept jours sur les billets de banque.

Les chercheurs ont déposé diverses souches du virus de la grippe sur des billets usagés conservés ensuite à température et humidité ambiantes. La souche H5N1 (grippe aviaire) n’a pas été utilisé car dangereuse à manipuler. Le quotidien suisse Le Temps qui révèle l’info précise que de manière générale, la durée de survie augmentait en fonction de la concentration du virus. Les souches «influenza A» (H1N1) – similaires à celles qui sévissent en en Europe cet hiver – et «influenza B» sont mortes dans les heures suivant leur inoculation. Par contre, un des virus «influenza A» (H3N2) utilisé a vécu environ 24 heures, et un autre le triple, lorsque sa concentration était importante. Pire: lorsque ce dernier était mélangé à des sécrétions humaines (mucus), il pouvait survivre deux semaines et demie!

Pour vérifier si elles pouvaient être extrapolées au «monde réel», les virologues ont demandé à quatorze enfants grippés de faire don de leurs sécrétions nasales à la science. Puis ils ont à nouveau déposé ces dernières sur des bribes de billets. Conclusions: dans sept cas sur quatorze, le virus avait survécu pendant un jour au moins, et deux jours dans un tiers des cas.

Pour Yves Thomas qui a mené cette étude

« cette stabilité inattendue du virus suggère que ce genre de support inerte non biologique ne doit pas être totalement ignoré dans la préparation d’une pandémie ».

« Le virus pourrait donc théoriquement infecter les personnes qui touchent des billets « contaminés », puis mettent leurs doigts en contact avec leurs muqueuses supérieures (nez, bouche) ».

Il précise toutefois que cette stabilité dépend fortement de paramètres comme le taux d’humidité ou la température. « Le taux de survie du virus est optimal lorsque l’air contient une certaine dose d’humidité, mais pas trop, et lorsqu’il fait froid, idéalement moins de 10 °C. »

Les chercheurs genevois vont maintenant étudier dans quelle mesure les billets de banque peuvent réellement contribuer à la propagation du virus, a indiqué le Dr Thomas en relativisant toutefois largement le risque. Durant les périodes d’épidémie

« ce sont avant tout les particules en suspension dans l’air et les contacts directs interhumains (baisers, poignées de main) qui sont la cause première de la transmission du virus »,

a-t-il souligné.

Sources: AFP, Le Temps

3 Commentaires

  1. command des billet

  2. Voilà qui m’arrange, moi qui boit beaucoup de café !

  3. la plus grosse chatte du monde

Note aux utilisateurs concernant la publication d'informations médicales :
Publiez uniquement des informations que vous jugez véridiques à la lumière de vos connaissances.
Si les données médicales diffusées ne proviennent pas de votre expérience personnelle, vous devez indiquer les sources (références, liens, etc.).