Prix Nobel 2006 : Compte rendu

prix-nobel-medailleLe cru 2006 des Nobel scientifiques a eu la particularité de consacrer uniquement des américains. En effet, les trois prix scientifiques (médecine/physiologie, physique et chimie) ont été accordés à 5 américains.

John Mather (gauche) et George Smoot (droite), prix Nobel de physique 2006, NASA Goddard Space flight center, Maryland et University of Berkeley, Californie, USA

John Mather (gauche) et George Smoot (droite), prix Nobel de physique 2006, NASA Goddard Space flight center, Maryland et University of Berkeley, Californie, USA

Le prix Nobel de physique a été attribué à John Mather, un astrophysicien à la NASA, et George Smoot, professeur de physique à l’université de Berkeley, pour leurs observations supportant la théorie du Big Bang pour expliquer l’origine de l’univers.

Roger Kornberg, prix Nobel de Chimie 2006, Stanford University, Californie, USA

Roger Kornberg, prix Nobel de Chimie 2006, Stanford University, Californie, USA

Le prix Nobel de chimie est revenue à Roger Kornberg pour « la façon dont l’information des gènes est copiée et ensuite transférée vers les parties des cellules qui produisent des protéines » selon l’Académie royale des sciences de Suède.

Andrew Fire (gauche) et Craig Mello (droite), prix Nobel de Médecine, Stanford University, Californie et University of Massachusetts Medical School , Massachusetts, USA

Andrew Fire (gauche) et Craig Mello (droite), prix Nobel de Médecine, Stanford University, Californie et University of Massachusetts Medical School , Massachusetts, USA

Enfin le prix Nobel de médecine a quant à lui été attribué aux américains Craig Mello, professeur de médecine moléculaire à l’école de médecine de l’université du Massachusetts, et Andrew Fire, professeur à l’université de Stanford, pour leur découverte d’un mécanisme qu’ils ont appelé « interférence de l’ARN » (RNA interference en anglais). Le mécanisme d’interférence de l’ARN se produit lorsque l’ARN est sous forme double-brin dans la cellule. L’ARN double-brin déclenche une machinerie biochimique qui dégrade ARN messager correspondant à la séquence de ARN double brin. La disparition de l’ARN messager signifie l’extinction du gène correspondant et l’absence de protéine normalement produite à partir de ce gène.

Ce mécanisme existe chez les plantes, les animaux et les humains.
La possibilité d’inactiver un gène de cette manière pourrait avoir de nombreuses applications pour des pathologies tels que les cancer ou les infections virales.

L’institution suédoise, en accordant le prix à C. Mello et A. Fire, a également rompu avec plusieurs habitudes. L’une des traditions, du moins dans l’histoire récente des Nobel, veut en effet que que le prix Nobel récompense des chercheurs plutôt en fin de carrière hors les deux chercheurs sont respectivement âgés de 47 et 45 ans.

Une seconde habitude est généralement un délai bien plus long entre la découverte et la récompense, là encore, la consécration arrive 8 ans à peine après la découverte, la publication dans Nature date du 19 février 1998. C. Mello semblait d’ailleurs surpris lors de son interview à la radio suédoise après avoir appris la nouvelle :

« Il semble que je sois un peu trop jeune et l’intervalle n’est-il pas inhabituellement court ? ».

Enfin pour la sixième fois depuis la création de Nobel, le fils d’un Nobel obtient prix à son tour, en effet Roger Kornberg est le fils de Arthur Kornberg, Prix Nobel de médecine en 1959 pour des travaux de génétique

Chaque prix s’accompagne d’une somme de 10 millions de couronnes suédoise (approx. 1 100 000 euros)

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