L’aspirine protège contre le cancer colorectal

aspirine Les chercheurs de l’université d’Oxford (Grande Bretagne) ont montré que prendre une dose quotidienne d’aspirine (acide acétylsalicylique) confère un effet protecteur contre le cancer colon et du rectum. L’étude est publiée dans le journal médical britannique The Lancet. En effet les chercheurs concluent dans cet article que prendre une dose quotidienne de 300mg d’acide acétylsalicylique pendant 5 ans offre un effet protecteur.

Ils se sont intéressés à des études de grande ampleur menées en Grande Bretagne dans les années 70 et 80 et sur un échantillon de 7500 personnes. Ces personnes se sont vus administrées une dose quotidienne de 300, 500 ou 1 200mg d’aspirine ou un placebo pendant 5 à 7 ans. Elles ont ensuite été suivies pendant 20 ans et les personnes décédées des suites d’un cancer colorectal ont été répertoriées.
La prise quotidienne de 300mg pendant 5 ans correspond à une baisse du taux d’incidence de 74% dans les 10 à 20 ans qui suivent. Une prise quotidienne de doses moins élevées pendant une dizaine d’années correspond à une baisse du taux d’incidence de 50 à 70%. Ces effets sont indépendants de l’origine ethnique ou du genre.

Le corps médical est en général réticent à l’utilisation de l’aspirine en raison de ses effets néfastes sur l’estomac (souvent caractérisés par des saignements) mais les chercheurs de cette étude précisent que la prise d’aspirine pourrait être préconisée chez les personnes à risque. Les personnes ayant des antécédents familiaux sont 4 fois plus à risque d’être atteints par ce mal au cours de leur vie.

Le cancer colorectal touche plus gravement les pays occidentaux, 60% sont des cancers du colon. En France il représente 15% de l’ensemble des cancers, 36 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque années et 16 000 décès par an (chiffres 2000).

Plus d’informations sur le cancer colorectal.

Source :
The Lancet

Commentaires Clos.

Note aux utilisateurs concernant la publication d'informations médicales :
Publiez uniquement des informations que vous jugez véridiques à la lumière de vos connaissances.
Si les données médicales diffusées ne proviennent pas de votre expérience personnelle, vous devez indiquer les sources (références, liens, etc.).