Les additifs alimentaires phosphatés favorisent le cancer du poumon chez les souris

Les additifs alimentaires phosphatés favorisent le cancer du poumon Les additifs alimentaires phosphatés, couramment utilisés dans les plats préparés industriels, accélèrent la croissance de tumeurs cancéreuses du poumon chez les souris, selon une étude publiée dans la revue médicale American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine datée du du 29 décembre.

L’étude suggère que les additifs phosphatés, qui augmentent la rétention d’eau et améliorent la texture des aliments, favorisent aussi le développement du cancer du poumon chez les humains qui présentent une prédisposition à cette maladie.

Bien que les chercheurs ne sachent pas encore bien quel est l’impact des phosphates sur le développement des cancers chez les humains, les auteurs de l’étude péconisent de limiter la consommation de cet additif alimentaire.

« Notre étude indique qu’une consommation accrue de phosphates inorganiques stimule fortement le développement du cancer du poumon chez les souris, et suggère que la régulation des phosphates inorganiques dans le régime alimentaire (chez les humains) pourrait être crucial aussi bien dans le traitement que dans la prévention du cancer du poumon »,

écrit son auteur, Myong-Haing Cho, de l’université nationale de Séoul, en Corée du Sud.

Son équipe a injecté des cellules cancéreuse du poumon à des souris réparties en deux groupes, et la masse des tumeurs s’est avérée beaucoup plus importante dans le groupe ayant reçu le régime alimentaire le plus riche en phosphates.

Les phosphates sont des nutriments qui jouent un rôle primordial dans le métabolisme cellulaire et les mécanismes de transfert d’énergie, mais ils peuvent aussi activer des signaux génétiques qui stimulent le développement des cellules cancéreuses du poumon, selon l’étude.

« Le cancer du poumon est une maladie due à la prolifération incontrôlée des cellules dans les tissus pulmonaires et à des perturbations des signaux dans ces tissus qui peuvent ajouter des propriétés cancéreuses à des cellules normales »,

écrit Myong-Haing Cho.

« Cette étude montre qu’une importante consommation de phosphates inorganiques peut fortement stimuler le développement du cancer du poumon en altérant la trajectoire de ces signaux ».

Le cancer du poumon est la forme de cancer la plus meurtrière dans le monde.

Les signaux génétiques stimulés par les phosphates sont associés à 90% des cancers du poumon de la forme la plus répandue, dite « non à petites cellules », qui représente 75% de l’ensemble des cancers du poumon.

Une consommation importante de phosphates pourrait aussi être un facteur déterminant dans le vieillissement des cellules.

Or, l’utilisation d’additifs phosphatés dans l’alimentation a régulièrement augmenté ces dernières années, et l’on en trouve dans la viande, les fromages, les boissons ou les plats cuisinés industriels.

Dans les années 1990, les additifs alimentaires contribuaient en moyenne à l’absorption de 470 milligrammes de phosphates par jour chez les adultes, mais cette quantité est passée à 1.000 milligrammes par jour en moyenne actuellement, selon Myung-Haing Cho.

L’étude aide à comprendre comment la génétique et l’environnement se combinent dans le développement des cancers chez l’homme, souligne John Heffner, ancien président de l’American Thoracy Society.

« Nous savons qu’une partie seulement des fumeurs développent un cancer du poumon, mais les raisons de la variation des risques sont inconnues »,

relève-t-il dans un communiqué.

« Cette étude fournit une base rationnelle pour financer des études de cas chez les humains afin de déterminer le rôle potentiel des phosphates alimentaires dans le développement du cancer »,

selon lui.

Source: AFP

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