Un anti-androgène de seconde génération pour traiter le cancer avancé de la prostate

Cellules cancérueuses de la prostate en phase terminale de la division cellulaire. Micrographe coloré en microscopie électronique à balayage. VVG/Science photo library

Cellules cancérueuses de la prostate en phase terminale de la division cellulaire. Micrographe coloré en microscopie électronique à balayage. VVG/Science photo library

Un nouveau composé se liant au récepteur des androgènes s’avère un candidat intéressant pour traiter le cancer avancé de la prostate indiquent des chercheurs. Les résultats sont publiés dans la revue Science du 10 avril 2009.

Les hommes atteints par ce type de cancer reçoivent souvent des anti-androgènes capables d’inhiber l’activité de ces hormones mâles qui, telle la testostérone, poussent la tumeur à se développer. Beaucoup de ces produits ciblent le récepteur des androgènes afin de contrôler la croissance des tumeurs mais celles-ci finissent par devenir résistantes au traitement en exprimant plus de récepteur à leur surface.

Chris Tran et ses collègues ont développé un anti-androgène de « seconde génération » appelé MDV3100 qui se lie au récepteur et conserve son activité anti-tumorale aussi bien in vitro qu’in vivo chez la souris en présence de quantités élevées de récepteur. Le MDV3100 agit à la fois en inhibant le déplacement du récepteur vers le noyau et en réduisant sa capacité à activer la transcription de l’ADN.
Ce produit est déjà en cours de test chez des patients ayant un cancer avancé de la prostate et le premier groupe de patients traité a montré une baisse significative des concentrations sanguines en PSA (prostate specific antigen), un marqueur de la croissance tumorale.


Référence :
Article : Treatment of Advanced Prostate Cancer With an Antiandrogen That Alters Androgen Receptor Localization and DNA Binding
Auteurs : C. Tran, N.J. Clegg, Y. Chen, P.A. Watson, V. Arora, J. Wongvipat, P. M. Smith-Jones, A. Kwon, T. Wasielewska, H.I. Scher, C.L. Sawyers du Howard Hughes Medical Institute et du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, NY ; S. Ouk, D. Yoo, D. Welsbie, C. Chen, M. Jung de l’Université de Californie Los Angeles à Los Angeles, CA ; C.S. Higano de l’Oregon Health and Science University à Portland, OR ; T.M. Beer de l’Université de Washington à Seattle, WA ; D.T. Hung de Medivation, Inc. à San Francisco, CA ; C. Chen de l’Académie des sciences chinoise à Shanghai, Chine
Journal de publication : Science

Source : EurekAlert

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