Feuillets d'épithélium pigmentaire de la rétine

Cellules souches : Le Japon va débuter une étude clinique sur l’homme

Des chercheurs japonais vont débuter une étude clinique visant à évaluer la faisabilité de la transplantation de cellules souches induites (iPS) chez l’homme. Il s’agit d’une première mondiale pour un essai de ce type.

Cellules souches pluripotentes induites

Le 1er Août, les chercheurs du Centre de biologie du développement RIKEN à Kobe, au Japon, vont débuter le recrutement des patients pour une étude clinique pilote visant à évaluer la sécurité et la faisabilité d’une transplantation autologue de feuillets d’épithélium pigmentaire de la rétine dérivées de cellules souches pluripotentes induites (iPS) chez des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Le RIKEN a reçu l’autorisation du ministère de la santé de procéder à cette étude chez l’homme suite à de nombreuses études pré-cliniques in vitro et chez l’animal afin de garantit l’inocuité et la faisabilité de la technique chez l’homme.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de la rétine provoquée par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine, qui peut apparaitre à partir de l’âge de 50 ans.

Cellules épithéliales pigmentaire de la rétine dérivées de cellules souches pluripotentes induites.

L’étude clinique sera dirigée Masayo Takahashi, elle consistera à obtenir des feuilles de cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien, dérivées de cellules iPS, pour tenter de stopper la progression de la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Dans sa forme humide1, (dite néovasculaire ou exsudative), la DMLA se traduit par une prolifération de néovaisseaux sous la rétine et un épaississement de la macula (deux tiers des cas) qui entraîne une perte de vision.

Les cellules iPS seront génétiquement identiques à chacune des cellules du patients, ce qui devrait permettre d’éviter les problèmes de rejet immunitaire apparues lors des tentatives antérieures avec cellules obtenues à partir d’embryon.

Chacun des six patients recevront une greffe dans un seul œil atteint. Le processus va prendre du temps : dériver les cellules iPS et préparer les feuilles prendra 10 mois. Les progrès suite aux traitements, qui seront échelonnés de 8 semaines par des patients, seront suivis pendant trois ans.

Feuillets d'épithélium pigmentaire de la rétine

L’étude clinique diffère de l’essai clinique dans le sens ou, même en cas de succès, elle ne permet d’ouvrir la porte pour une utilisation en clinique. Mais les chercheurs espèrent qu’il sera suffisamment concluant pour encourager les essais cliniques formels.

Source2

Notes et références

  1. On distingue trois types dans la pathologie. Les précurseurs (maculopathie liée à l’âge) forment des petits dépôts rétiniens, observables par examen du fond d’œil, le plus souvent asymptomatiques. La forme sèche ou atrophique (un tiers des cas) est marquée par une altération progressive du tissu maculaire. La forme humide, dite néovasculaire ou exsudative, se traduit par une prolifération de néovaisseaux sous la rétine et un épaississement de la macula (deux tiers des cas).

    Le premier signe de la DMLA est une baisse d’acuité visuelle. En stade plus avancé, le patient perçoit une tache au centre de son champ de vision (scotome). La vision est également déformée, les lignes droites sont par exemple gondolées. Inserm. []

  2. Communiqué Riken []

Commentaires Clos.

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