Doper le muscle jeune avec des cellules souches ralentit la fonte musculaire liée au villissement

Le muscle est un tissu dynamique, qui s’adapte à l’environnement, maintenu continuellement, et capable de se régénérer de façon importante. Ces caractéristiques diminuent avec l’âge, ce qui résulte en une perte musculaire, des capacités de régénérations réduites et un fonctionnement réduit. Une étude sur la souris montre que les cellules souches, utilisées de façon préventive, peuvent ralentir cette affaiblissement musculaire lié à l’âge. Les travaux ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine1.

Cette découverte pourrait mener à des thérapies de régénération musculaire qui viendraient en aide à des patients atteints de dystrophie musculaire ou à des personnes fragilisées par l’âge. Les auteurs de ce travail proposent que si les scientifiques peuvent découvrir les molécules capables de stimuler les cellules souches du muscle – ce qui serait certainement plus facile que de transplanter des cellules souches chez l’homme – elle pourrait être utilisées pour augmenter la réparation musculaire ou réduire la perte de muscle. Chez l’adulte, les principaux acteurs de la régénération musculaire après blessure ou maladie sont les cellules dites satellites, des cellules souches qui se divisent et vont réparer, revitaliser et réguler le tissu musculaire squelettique et sa croissance suite à leur différenciation en cellules musculaires.

Dans cette étude les chercheurs ont pu maîtriser tout le potentiel des cellules souches pour prévenir la fonte musculaire liée à l’âge dans un muscle chez le souriceau. Ils ont transplanté un petit nombre de cellules souches dans des souriceaux ayant des muscles endommagés. L’examen des souris deux ans plus tard a permis aux chercheurs de trouver que les cellules souches s’étaient transformées de façon définitive et avaient rendu les animaux résistants au vieillissement musculaire. Plus encore, les cellules transplantées avaient été capables de prendre le relai des muscles qui les hébergeaient et avaient fusionné entre elles pour former de nouvelles fibres musculaires.

Les mécanismes impliqués dans ce processus ne sont pour l’instant pas compris, ce résultat suggère néanmoins qu’en mimant les effets de ces cellules souches transplantées il sera possible un jour aux chercheurs d’empêcher la perte de la masse et du fonctionnement musculaire qui a lieu normalement au cours du vieillissement2.

Notes et références

  1. Prevention of Muscle Aging by Myofiber-Associated Satellite Cell Transplantation. John K. Hall, Glen B. Banks, Jeffrey S. Chamberlain & Bradley B. Olwin. Science Translational Medicine. []
  2. Source : EurekAlert []

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