Recherche publique sur les cellules souches : Obama l’emporte en appel

Une cour d’appel fédérale américaine a donné vendredi son feu vert à l’administration Obama pour qu’elle poursuive le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui avait été interdit en première instance en août.

« Les plaignants n’ont pas démontré qu’ils avaient une chance de gagner sur le fond »,

estime la cour d’appel dans sa décision à deux voix contre une.

La Maison Blanche a salué cette décision en la qualifiant de victoire pour nos scientifiques et les patients du monde entier.

« Une recherche responsable sur les cellules souches recèle le potentiel de soigner certaines des maladies les plus graves et donne de l’espoir à des familles dans tout le pays et le monde entier »,

a commenté un porte-parole de la présidence américaine, Nick Papas.

Le financement par des fonds fédéraux de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, très prometteuse pour guérir de nombreuses maladies, avait été à nouveau autorisée par Barack Obama en mars 2009 après huit ans d’interdiction par son prédécesseur pour des raisons morales et religieuses.

Pendant ces huit ans, seule la recherche privée sur les cellules souches embryonnaires a avancé.

Les cellules souches embryonnaires proviennent de l’embryon humain dans les tout premiers jours de développement. Elles sont dites souches parce qu’elles sont à l’origine de toutes les autres.

Les scientifiques pensent pouvoir les transformer en n’importe quelles cellules du corps, cardiaques, pancréatiques ou cérébrales, pour remplacer des cellules endommagées ou malades et permettre la reconstitution de tissus ou d’organes.

Le 23 août 2010, le juge fédéral Royce Lamberth avait donné raison à deux scientifiques qui contestaient la ré-autorisation de la recherche publique.

Pour eux, l’embryon est déjà un être humain à part entière et l’Etat fédéral ne peut pas financer une recherche provoquant sa destruction, même si c’est pour sauver d’autres vies.

Au plan juridique, ils estiment qu’un amendement adopté par le Congrès en 2006 sous le nom d’amendement Dickey-Wicker, interdit l’utilisation de fonds publics dans une procédure comprenant la destruction d’un embryon.

Pour la cour d’appel, l’Etat fédéral et son agence nationale de la Santé (National Institutes of Health, NIH) ont raison quand ils affirment que l’amendement Dickey Wicker n’interdit pas le financement public d’un projet utilisant des cellules souches provenant d’un embryon puisque une ‘cellule souche’ n’est pas un embryon et ne peut pas se développer pour devenir un être humain.

Pour de nombreux scientifiques, la recherche sur les cellules souches embryonnaires représente le meilleur espoir de soigner des pathologies comme le diabète, la maladie de Parkinson, Alzheimer ou la paralysie des blessés de la moelle épinière.

Mais aux Etats-Unis, le débat idéologique fait rage. Les conservateurs religieux estiment que la vie commence à la conception et s’opposent donc à toute recherche aboutissant à la destruction d’embryons.

Source : AFP

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