Un nouveau type de cellules souches pluripotentes

cellules-souches-cultureUne équipe japonaise de l’université du Tohoku a découvert un nouveau type de cellules souches pluripotentes, présentes dans la peau et la moelle osseuse des adultes. Baptisées MUSE (pour Multilineage-differentiating Stress Enduring Cells), ces cellules semblent avoir des propriétés particulièrement intéressantes pour de futures applications thérapeutiques. Les travaux sont publiés dans la revue PNAS1.

Les cellules souches pluripotentes sont capables de générer la plupart ou tous les tissus du corps adulte. Jusqu’à présent, on connaissait deux types majeurs de cellules souches pluripotentes : les cellules souches embryonnaires (ES, Embryo Stem cells), dont l’utilisation fait l’objet de controverses éthiques, et les cellules souches pluripotentes induites (iPS), découvertes en 2007 par le professeur Shinya Yamanaka de l’université de Kyoto et reprogrammées à partir de cellules somatiques adultes2.

Découverte fortuite

Les chercheurs ont par erreur mis en contact des cellules de peau humaine avec un enzyme capable de les dissoudre, mais ils ont constaté que certaines de ces cellules ont survécu. En les examinant, ils se sont aperçus que les cellules survivantes possédaient des marqueurs caractéristiques des cellules souches pluripotentes connues. Lorsque ces cellules ont été implantées à des souris, elles se sont différenciées selon l’endroit de la greffe en cellules nerveuses, en cellules musculaires, en cellules hépatiques…

Selon l’équipe de recherche, les MUSE sont relativement rares (1 cellule sur 5000 dans la moelle osseuse). Par ailleurs, comparées aux deux autres types de cellules souches pluripotentes, les MUSE semblent avoir un taux de prolifération moins important ; contrairement aux cellules embryonnaires ou iPS qui peuvent se multiplier indéfiniment, elles ont cessé de se diviser au bout de deux semaines. En revanche, elles paraissent présenter moins de risques : des rats à qui ont été implantées des MUSE au niveau des testicules n’ont pas développé de tumeurs après six mois d’observations ; des cellules souches embryonnaires implantées au même endroit sont devenues cancéreuses au bout de huit semaines.

Les MUSE représenteraient donc une nouvelle possibilité très prometteuse pour le développement de la médecine régénératrice3.

Notes et références

  1. Unique multipotent cells in adult human mesenchymal cell populations. Yasumasa Kurodaa, Masaaki Kitadaa, Shohei Wakaoa, Kouki Nishikawab, Yukihiro Tanimuraa, Hideki Makinoshimaa, Makoto Godac, Hideo Akashia, Ayumu Inutsukab, Akira Niwad, Taeko Shigemotoa, Yoko Nabeshimae, Tatsutoshi Nakahatad, Yo-ichi Nabeshimae, Yoshinori Fujiyoshib & Mari Dezawa. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. []
  2. Induction of Pluripotent Stem Cells from Adult Human Fibroblasts by Defined Factors. Kazutoshi Takahashi, Koji Tanabe, Mari Ohnuki, Megumi Narita, Tomoko Ichisaka, Kiichiro Tomoda & Shinya Yamanaka. Cell []
  3. Source : bulletins-electroniques.com []

Commentaires Clos.

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