Un café après le repas pour prévenir le diabète de type 2

cafePlusieurs études ont montré que la consommation de café diminue le risque de diabète de type 2 mais les chercheurs ne comprennent pas bien comment le café agit pour protéger les personnes qui en boivent tout comme ils ne savent pas si le moment de la journée ou le café est consommé a son importance. Une équipe franco-brésilienne vient de montrer, dans une étude parue dans la revue The American Journal of Clinical Nutrition1, que le café a bien un effet protecteur contre le diabète de type 2. De plus, les résultats montrent que cet effet protecteur est plus grand lorsque le café accompagne le repas le plus important de la journée.

Le risque de diabète de type 2 chute de 23 %

L’étude a été menée auprès de 69 532 Françaises. Les participantes, âgées de 41 ans à 72 ans au début de l’étude, ont été suivies durant 11 ans. Aucune ne souffrait de diabète au départ. Les chercheurs ont recueilli des données sur leur consommation alimentaire, notamment sur la quantité de café qu’elles prenaient, à quel moment de la journée, avec ou sans lait et sucre, etc. À la fin de l’étude, 1 415 cas de diabète s’étaient déclarés au sein de la cohorte.

L’analyse des résultats indique que les femmes qui consommaient au moins 3 tasses de café par jour (1 tasse = 125 ml) ont vu leur risque de souffrir du diabète de type 2 chuter de 23 %, ce qui corrobore les données d’études précédentes.

La nouveauté, c’est que les participantes qui prenaient du café au repas du midi, ne serait-ce qu’à peine un peu plus de 1 tasse par jour, bénéficiaient d’une réduction du risque de 34 %. Dans l’étude, le repas du midi était le plus copieux de la journée. Les chercheurs n’ont pu établir de lien entre le café pris au repas du soir et le diabète puisque trop peu de participantes buvaient de café à ce moment de la journée.

La caféine ne semble pas en cause

Les chercheurs ont observé que l’effet protecteur était également manifeste pour le café décaféiné et pour le café sucré, mais pas pour le café soluble (instantané) ou celui auquel on avait ajouté du lait.

Selon leurs observations, la caféine ne semble pas en cause dans ses résultats puisque le thé n’a pas produit d’effet protecteur observable et que le café décaféiné a été aussi actif que le caféiné. Ils pensent que certains composants du café agiraient sur le processus de digestion et sur les mécanismes physiologiques de la glycémie qui suit un bon repas.

Les chercheurs croient notamment que l’acide chlorogénique, un antioxydant, que renferment les grains de café augmente la sensibilité à l’insuline et réduit la charge glycémique consécutive à un repas2. Le café renferme également une lignane (phytoestrogène) antioxydante qui aurait une action antidiabétique3.

Notes et références

  1. Differential effects of coffee on the risk of type 2 diabetes according to meal consumption in a French cohort of women: the E3N/EPIC cohort study. Daniela S Sartorelli, Guy Fagherazzi, Beverley Balkau, Marina S Touillaud, Marie-Christine Boutron-Ruault, Blandine de Lauzon-Guillain & Françoise Clavel-Chapelon. The American Journal of Clinical Nutrition []
  2. Coffee acutely modifies gastrointestinal hormone secretion and glucose tolerance in humans: glycemic effects of chlorogenic acid and caffeine. Kelly L Johnston, Michael N Clifford & Linda M Morgan. The American Journal of Clinical Nutrition []
  3. Adapaté de passeportsanté.net []

Commentaires Clos.

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