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Les niveaux de testostérone des nouveau-nés seraient liés au comportement de la mère

En comparant les niveaux de testostérone de couples de vrais jumeaux et de jumeaux fraternels âgés de cinq mois, des chercheurs ont été capables d’établir que le niveau de testostérone pendant les premiers mois de vie n’est pas transmis génétiquement, mais plutôt déterminé par des facteurs environnementaux.

« La testostérone est une hormone essentielle au développement des organes reproducteurs mâles, et elle est aussi associée à des traits comportementaux, notamment le comportement sexuel et l’agression »,

explique le professeur Richard Tremblay, qui a dirigé la recherche1.

« Notre étude est la plus vaste qui ait été entreprise avec des nouveau-nés, et nos résultats contrastent avec les découvertes obtenues par des scientifiques qui ont travaillé avec des adolescents et des adultes, celles-ci indiquant que le niveau de testostérone est héréditaire. »

Les découvertes ont été présentées dans un article publié le 7 mai 2012 dans Psychoneuroendocrinology2.

Les chercheurs ont prélevé des échantillons de salive chez 314 paires de jumeaux et ont mesuré les niveaux de testostérone. Ils ont ensuite comparé la similarité des niveaux de testostérone entre vrais jumeaux et jumeaux fraternels pour déterminer la contribution des facteurs génétiques et environnementaux. Les résultats ont indiqué que les différences dans les niveaux de testostérone étaient principalement dues aux facteurs environnementaux.

« L’étude n’était pas conçue pour identifier précisément ces facteurs environnementaux, qui pourraient inclure une gamme de conditions environnementales, notamment le régime alimentaire de la mère, le fait qu’elle fume ou non, l’allaitement et les interactions parent-enfant.

Parce que notre étude suggère que le niveau de testostérone chez les nouveau-né est déterminé par les circonstances dans lesquelles l’enfant se développe avant et après sa naissance, il sera nécessaire d’effectuer des recherches plus approfondies pour identifier précisément ces facteurs influents, et savoir dans quelle mesure ils se modifient, de la naissance à la puberté »,

ajoute le professeur3.

Notes et références

  1. Le professeur Richard Tremblay appartient au Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant de l’Université de Montréal, au Canada. Il est également affilié aux départements de pédiatrie, psychiatrie et psychologie de l’Université montréalaise, ainsi qu’au Collège universitaire de Dublin, en Irlande. []
  2. Genetic and environmental contributions to saliva testosterone levels in male and female infant twins. Doretta Caramaschi, Linda Booij, Amélie Petitclerc, Michel Boivin, Richard E. Tremblay. Psychoneuroendocrinology. []
  3. Source : UdeM []

Commentaires Clos.

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