Paludsime : une piste pour un meilleur traitement

PlasmodiumL’OMS estime que le paludisme tue entre 1 et 3 millions de personnes par an, un enfant meurt toutes les 30 secondes en Afrique. 40% de la population mondiale sont exposés, 500 millions de cas cliniques surviennent chaque année. Les médicaments antipaludiques (dont les plus connus sont la chloroquine ou la quinine) et la lutte contre les moustiques vecteurs du parasite Plasmodium sont actuellement les seuls moyens de lutte. Aucun vaccin n’est aujourd’hui disponible. La situation devient de plus en plus préoccupante car depuis plusieurs années, les parasites développent de plus en plus de résistances aux médicaments, et que les moustiques développent des résistances aux insecticides.

Une équipe internationale de chercheurs spécialisés dans la lutte contre la propagation de ces parasites résistants aux médicaments vient de réaliser une avancée majeure qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le paludisme. Une meilleure compréhension de la constitution de ces parasites et de la manière dont ils se reproduisent a en effet permis aux membres de cette équipe internationale dirigée par le professeur John Dalton, qui travaille en tant que biochimiste à l’Institut de parasitologie de l’Université McGill au Canada, de concevoir un véritable plan d’attaque pour élaborer de nouveaux traitements et répondre à l’urgence sanitaire. Il reportent leurs résultat dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS)

La croissance et la multiplication des parasites du paludisme ont lieu dans les globules rouges. Ils se nourrissent de protéines dont ils utilisent les produits de dégradation (acides aminés) pour leurs propres protéines. Lorsqu’ils atteignent une taille suffisante, ils se divisent et entraînent l’éclatement des globules rouges. Ce processus libère de nouveaux parasites qui, à leur tour, coloniseront d’autres globules rouges, et ainsi de suite, jusqu’à que ce phénomène provoque des symptômes sévères, voire la mort. Le professeur Dalton et ses collègues ont découvert que certaines « enzymes digestives » des parasites facilitent ce processus. Mais surtout, ils ont caractérisé les structures tridimensionnelles de deux d’entre elles et démontré comment concevoir des médicaments capables de les désactiver.

En bloquant l’action de ces enzymes essentielles, nous avons démontré que les parasites ne pouvaient plus survivre dans les globules rouges des sujets infectés,

explique le professeur Dalton.

Source : EurekAlert et Institut Pasteur (paludisme)
Crédit illustration : Wikipedia

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