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Une étude confirme que les garçons non circoncis sont plus à risques pour les infections urinaires

Une étude canadienne démontre que les garçons non circoncis sont plus à risque d’avoir des infections urinaires, indépendamment du fait que leur prépuce soit serré et non rétractable – un fait qui était auparavant inconnu.

Les infections urinaires comptent parmi les infections bactériennes graves les plus répandues chez les enfants. Si elles ne sont pas traitées, elles peuvent entraîner la présence de bactéries dans le sang ou endommager les reins. Il est considéré que les garçons non circoncis courent plus de risques, en raison d’une colonisation bactérienne plus importante sous le prépuce. Des études antérieures ont démontré que le risque d’infection urinaire est environ 10 fois plus élevé chez les garçons non circoncis que chez ceux qui ont eu leur prépuce enlevé.

« Nous avons mis à l’épreuve le dogme selon lequel tous les garçons non circoncis présentent le même risque accru de souffrir d’infection urinaire, en observant si les garçons qui avaient une rétractabilité du prépuce plus ou moins grande courraient le même risque »,

explique le Dr Sasha Dubrovsky, auteur principal de l’étude et pédiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill.

« Nous avons émis l’hypothèse selon laquelle le risque d’infection urinaire serait plus élevé chez ceux qui ont un prépuce serré. Cependant, nous n’avons constaté aucune différence en termes de risque chez les garçons non circoncis, peu importe l’état de leur prépuce. »

Pour déterminer si le risque d’infection est plus élevé chez les garçons dont le prépuce est serré (et dont l’urètre est non visible), les chercheurs ont examiné 393 garçons qui se sont présentés aux urgences avec des symptômes d’infection urinaire. Parmi eux, 40 n’étaient pas circoncis et avaient l‘urètre complètement visible; chez 269 d’entre eux, l‘urètre était partiellement visible ou non visible alors que 84 étaient circoncis. Les chercheurs ont constaté que 30 pour cent des garçons dont l‘urètre était complètement visible avaient une infection urinaire, comparativement à 23,8 pour cent de ceux dont l‘urètre était partiellement visible ou non visible.

« Nos conclusions portent à croire que les cliniciens devraient se baser uniquement sur la circoncision, et non sur le degré de visibilité de l’urètre pour décider quels garçons devraient avoir à passer des examens pour diagnostiquer une infection urinaire »,

conclut le Dr Dubrovsky1.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal de l’Association médicale canadienne2

Notes et références

  1. Source : CUSM []
  2. Visibility of the urethral meatus and risk of urinary tract infections in uncircumcised boys. Alexander Sasha Dubrovsky, Bethany J. Foster, Roman Jednak, Elise Mok, David McGillivray. CMAJ. []

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