L’influence de l’exercice physique sur le métabolisme

course-a-piedQue se passe-t-il au niveau physiologique lorsque vous courez un marathon ? Vous devenez une tout autre personne du point de vue chimique selon une nouvelle étude qui s’est intéressé aux variations chimiques dans le sang au cours de l’exercice. L’étude, publiée dans la revue Translational Medicine1 a identifié des changements chimiques dans l’organisme distincts chez les personnes habitués à l’exercice de celles qui ne le sont pas.

L’exercice physique et l’augmentation des pulsations cardiaques durant l’activité physique est connu pour protéger contre de nombreuses maladies et prolonger la durée de vie mais la raison de ces effets clairement positifs restait méconnu. Cette nouvelle étude apporte un éclairage nouveau sur la manière dont l’exercice influence le métabolisme et pourrait conduire au développement de nouveaux tests de diagnostic pour évaluer la forme physique, qui seraient associées à toutes les connaissances actuelles pour récupérer les métabolites perdus après exercice (comme de boire des boissons pleines de métabolites après la course).

Signature métabolique de l’exercice

Toute dépense d’énergie résulte dans la production de métabolites par le corps, des substances résiduelles mesurables dans le sang issues du métabolisme ou de la dégradation de produits. Un échantillon de sang contient des centaines de ces métabolites qui pourraient un jour donner un « instantané » chimique du degré de santé d’une personne.

Les chercheurs montrent que des changements de métabolites différents se produisent chez les individus aptes à faire des efforts importants. Ils ont établi une « signature métabolique de l’exercice » grâce à des mesures de spectrométrie de masse très sensibles permettant de mesurer deux cents métabolites différents dans un groupe de participants avant, pendant et après exercice sur un tapis roulant. Les scientifiques ont découvert que les individus entraînés présentaient une augmentation de 98 pour cent de dégradation des réserves en graisses, sucres et acides aminés alors qu’elle n’était que de 60-70 pour cent chez les autres participants. Un autre groupe très entraîné qui avait couru le marathon de Boston a présenté une spectaculaire augmentation de 1128 pour cent.

Les résultats montrent que les individus les plus aptes à l’exercice, par nature ou entraînement, ont des changements biochimiques différents dans le sang qui leur permettent de mieux brûler les calories que les autres.2

Notes et références

  1. Metabolic Signatures of Exercise in Human Plasma. Gregory D. Lewis, Laurie Farrell, Malissa J. Wood, Maryann Martinovic, Zoltan Arany, Glenn C. Rowe, Amanda Souza, Susan Cheng, Elizabeth L. McCabe, Elaine Yang, Xu Shi, Rahul Deo, Frederick P. Roth, Aarti Asnani, Eugene P. Rhee, David M. Systrom, Marc J. Semigran, Ramachandran S. Vasan, Steven A. Carr, Thomas J. Wang, Marc S. Sabatine, Clary B. Clish & Robert E. Gerszten []
  2. Source : EurekAlert []

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