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L’OMS veut s’attaquer à l’obésité

L’Organisation Mondiale de la Santé vient d’adopter en assemblée générale une résolution visant à lutter plus efficacement contre l’obésité dans le monde. Une série de mesures très ciblées dont l’objectif est est de stopper la progression de l’obésité dans le monde d’ici à 2020.

Réduire de 30 % l’apport moyen en sel dans l’alimentation, augmenter l’activité physique de 10 %, éliminer les acides gras industriels dans les aliments, promouvoir l’étiquetage nutritionnel des aliments préemballés ou encore réduire la taille des portions. Le plan d’action recommande aussi aux États d’augmenter l’accessibilité financière et la consommation de fruits et légumes.

L’obésité touche 1,4 milliard de personnes de plus de 20 ans dans le monde. Pour l’OMS, l’obésité se définit « comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé » et concerne les personnes ayant un indice de masse corporelle (rapport poids/taille au carré) supérieur à 30. Et 2,8 millions de personnes atteintes d’obésité en meurent, chaque année. Un fléau que l’OMS n’hésite pas à parler d’une épidémie mondiale.

Le coût de l’inaction dépasse de loin le coût des mesures

L’OMS a donc tiré la sonnette d’alarme. Les 192 États membres de cette organisation ont adopté, lundi, un plan d’action visant à lutter plus efficacement contre les maladies non transmissibles telles que le cancer, le diabète ou les maladies cardio-vasculaires. Pour l’OMS, il s’agit de faire reculer le nombre de décès causés par l’obésité. Celle-ci est le 5e facteur de risques de décès lié à une maladie non transmissible. Francesco Branca, directeur du département Nutrition pour la santé et le développement de l’organisation, déclare ainsi que « la lutte contre l’obésité est une priorité, un des facteurs les plus importants pour lutter contre les maladies non transmissibles. »

« Le coût de l’inaction dépasse de loin le coût des mesures »,

souligne le plan d’action de l’OMS, qui explique que le surpoids et l’obésité sont le cinquième facteur de risque de décès au niveau mondial et qu’au moins 2,8 millions d’adultes en meurent chaque année.

« La lutte contre l’obésité est une priorité, un des facteurs les plus importants pour lutter contre les maladies non transmissibles »,

a déclaré le directeur du département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS, Francesco Branca. Mais la lutte contre l’obésité en est à ses débuts, et les premiers résultats positifs enregistrés en Grande-Bretagne, en France ou à Singapour montrant que seule une combinaison d’actions permet de lutter efficacement contre l’obésité, alors qu’à l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé entre 1980 et 2008.

Taxer les aliments nuisibles pour la santé

L’organisation basée à Genève a aussi insisté sur la possibilité d’instaurer des « taxes » afin de détourner les consommateurs d’aliments moins bons pour la santé, et l’importance d’œuvrer pour que les publicités vantant ces produits soient absentes des lieux où il y a des enfants, comme les écoles.

Les géants de l’industrie alimentaire ont aussi approuvé en grande partie le plan de l’OMS.

« Nous mettons déjà en œuvre depuis 2004 les actions recommandées dans le plan concernant la reformulation (des recettes des produits), l’éducation nutritionnelle et les restrictions globales sur la publicité de produits pour les enfants trop gras, sucrés ou salés »,

a indiqué à l’AFP Jane Reid, de l’Alliance Internationale des Produits Alimentaires et des Boissons. Mais cette organisation, qui représente les plus grosses entreprises dans le secteur comme Coca Cola, PepsiCo, MacDonald’s… tout comme l’organisation Food Drink Europe qui représente les plus grands de l’industrie alimentaire au niveau européen, rejettent largement l’idée d’une taxe sur certains aliments.

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