Un médicament « brûle graisse »

Un médicament a permis à une souris tout à fait ordinaire de perdre de la masse graisseuse sans faire d’exercice, l’empêchant même de prendre du poids lorsqu’elle fut soumise à un régime riche en aliments gras.

En effet, en administrant à la souris adulte ce fameux traitement, qui est une molécule synthétique imitant la structure des acides gras, le Dr. Ronald Evans et son équipe de la Salk Institute (Californie, États-Unis) ont réussi à activer un régulateur appelé PPAR-delta. Le régulateur PPAR-delta commande le métabolisme des acide gras, lorsque celui-ci est activé il ordonne à la cellule de se mettre en mode « combustion des graisses », le même mode qui est activé pendant la pratique d’une activité physique. Le métabolisme local est en état d’activation, la dépense calorique augmente.

Ces travaux ont été présenté durant la conférence Experimental Biology 2007 qui se déroule cette semaine à Washington DC (Etats-Unis)

On voit tout de suite les avantage (ou les dérives) qu’un tel médicament pourraient avoir, mais cette étude est surtout menée pour soigner les complications qui résultent de l’obésité. Il s’agit en effet de combattre un mal tel que le syndrome métabolique encore appelé syndrome X qui est la présence chez un individu d’un ensemble de facteurs de risques cardio-vasculaires ou encore le diabète de type 2.

Ce laboratoire n’en est pas à son coup d’essai puisque le Dr Evans et son équipe ont deja réussi à caractériser le rôle de PPAR-delta. Ils ont effet réussi a créer une souris génétiquement modifiée chez laquelle ce régulateur était activé en permanence. Ils avaient ainsi créé une souris qui avait une résistance inné à la prise de poids et une endurance deux fois supérieure à celle d’une souris normale. Cette souris a été surnommée « marathon mouse » (souris marathon) car elle était capable de courir une heure de plus que les autres souris.
Ils ont à cette occasion observé que chez ces souris l’activation de PPAR-delta supprimait la réaction inflammatoire associée à l’athérosclérose.

Cette « pilule de l’exercice » comme a été surnommée ce médicament doit à présent être essayée chez l’homme mais les auteurs ne doutent pas qu’elle devrait produire des effets similaires.

Sources:
Experimental Biology 2007
BBC

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