Une piste pour expliquer le lien entre cancer et obésité

obesiteLe lien entre maladie et obésité est bien documenté dans la littérature scientifique. Il y a également des évidences en faveur d’un lien entre obésité et cancer; il a en effet été montré aux Etats-Unis que 90 000 décès par cancer peuvent être attribués à l’obésité. Des chercheurs canadiens ont identifié un ensemble de réactions intracellulaires qui pourrait expliquer le lien entre cancer et obésité. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Molecular Cell1,

Richard Lamb de l’université d’Alberta au Canada et son équipe s’intéressent à un type particulier de mécanismes cellulaires, une voie de signalisation appelée mTOR, qui régule la croissance cellulaire. Dans leur dernière publication parue dans la revue Molecular Cell, les chercheurs ont montré que cette voie de signalisation pouvait être affectée par des agents telles que les acides aminés (molécules à la base de la constitution des protéines et autres peptides) et les nutriments.

Il se trouve que ces acides aminés et ces nutriments sont en excès chez les obèses. Cette voie pourraient alors être hyper-activée par ces éléments ce qui en retour pourrait modifier la manière dont les cellules répondent au stress et à la maladie.

« Si cette voie est activée par ces nutriments qui sont en grande quantité et c’est ce qui se passe chez les personnes obèses, cela va alors avoir des conséquences pour toutes les cellules de l’organisme, comme la manière dont les cellules vont répondre au stress, la manière dont elles vont se diviser et probablement beaucoup de choses que nous ne savons pas encore, »

déclare Lamb.

La prochaine étape pour les chercheurs est faire le lien entre cette voie potentiellement hyperactive et le cancer.

« Nous ne savons pas si certain de ces acides aminés jouent un rôle dans le développement du cancer. C’est la prochaine étape de nos recherches. Si c’est la clé, vous pouvez très bien imaginer qu’en activant cette voie vous aider la survie des cellules cancéreuses, »

explique le chercheur.

Notes et références


  1. PP2AT61epsilon Is an Inhibitor of MAP4K3 in Nutrient Signaling to mTOR. Lijun Yan, Virginie Mieulet, Darren Burgess, Greg M. Findlay, Katherine Sully, Julia Procter, Jozef Goris, Veerle Janssens, Nick A. Morrice, Richard F. Lamb. Molecular Cell. []

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