exercie-age

L’entraînement physique est bénéfique pour les personnes âgées, même chez ceux considérés fragiles

Une étude canadienne montre que les bénéfices d’un entraînement physique sur les facultés physiques et cognitives ainsi que sur la qualité de vie se font sentir chez tous les aînés, même ceux considérés fragiles, et ce, après seulement trois mois.

L’allongement de l’espérance de vie augmente le nombre de personnes âgées fragiles. En gériatrie, la fragilité se traduit par une diminution des réserves fonctionnelles d’une personne, ce qui augmente sa vulnérabilité aux stress et les risques d’effets néfastes. Concrètement, elle est associée à un risque élevé de chutes, d’hospitalisation, de déficit cognitif et de détresse psychologique. Actuellement, 7 % des personnes âgées de 65 à 74 ans, 18 % de ceux âgés de 75 à 84 ans et 37 % des aînés âgés de plus de 85 ans sont considérés comme fragiles.

« Pour la première fois, des personnes âgées fragiles ont pu participer à une étude sur l’entraînement physique, et ce, grâce à la collaboration de deux médecins de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) qui ont assuré une supervision médicale serrée. Mon équipe a donc pu démontrer qu’une personne âgée, sédentaire et fragile peut bénéficier d’améliorations importantes de ses fonctions cérébrales, par exemple de sa mémoire, et de ses fonctions physiques, mais aussi de sa qualité de vie »,

déclare le Dr Louis Bherer1 qui dirigé cette recherche.

« Nous espérons pouvoir adapter le programme d’exercice utilisé pour cette étude afin de la rendre disponible à la population à travers le centre de promotion de la santé des ainés que l’IUGM développe. Nous croyons qu’en transférant nos travaux de recherche à la population, nous contribuerons à permettre aux personnes âgées en bonne santé ou fragiles de pouvoir rester plus longtemps à leur domicile »,

conclut le chercheur.

Résumé de la recherche

43 des 83 participants de l’étude âgés entre 61 et 89 ans, certains ayant une fragilité et d’autres non, ont suivi un entraînement en groupe (trois fois par semaine durant 12 semaines) tandis que le groupe contrôle de 40 participants n’a pas suivi le programme d’exercice. La capacité physique, la qualité de vie et la santé cognitive des 43 participants au programme d’entraînement ont été évaluées une semaine avant le début du programme et au terme de celui-ci. Ceux n’ayant pas suivi le programme d’entrainement ont été évalués selon le même intervalle. Comparativement au groupe témoin, le groupe ayant suivi le programme d’exercice a montré une amélioration significative des capacités physiques (capacités fonctionnelles et endurance physique), de ses performances cognitives (fonctions exécutives, vitesse de traitement et mémoire de travail) et de sa qualité de vie (globale, activités de loisirs, relations sociales et familiales et santé physique). Les résultats étaient globalement équivalents entre les participants fragiles et ceux en santé2.

Ces résultats sont parus en ligne sur le site du The Journals of gerontology3.

Notes et références

  1. L’étude a été menée par Dr Louis Bherer, docteur en psychologie et directeur de laboratoire et chercheur à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, établissement affilié à l’Université de Montréal, Canada. []
  2. Source : UdeM []
  3. Benefits of Physical Exercise Training on Cognition and Quality of Life in Frail Older Adults Francis Langlois; Thien Tuong Minh Vu; Kathleen Chasse; Gilles Dupuis; Marie-Jeanne Kergoat; Louis Bherer The Journals of Gerontology Series B: Psychological Sciences and Social Sciences 2012; doi: 10.1093/geronb/gbs069. []

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