anneau-vaginal

Un anneau vaginal pourrait protéger les femmes du VIH

Des résultats préliminaires, obtenus sur des singes, indiquent que l’inclusion de microbicides dans un anneau vaginal – d’habitude fournis sous forme de gel – peut être un moyen efficace de donner un médicament protecteur contre le VIH.

Il s’agit d’une première étape dans une stratégie plus générale du développement d’un anneau vaginal qui préviendrait de nombreuses infections sexuellement transmissibles (IST) comme le VIH, le papillomavirus et l’herpès, ainsi que des grossesses imprévues. Le microbicide, appelé MIV-150, pare l’infection par le VIH en déformant une enzyme utilisée par le virus pour faire de nouvelles copies de lui-même.
Les chercheurs ont testé un anneau vaginal chargé de MIV-150 chez un petit groupe de macaques et les premiers résultats sont détaillés dans la revue Science Translational Medicine1. Un marquage radioactif a révélé des teneurs élevées en produit dans les fluides et tissus vaginaux, et les chercheurs ont constaté que l’anneau apportait une protection significative contre l’infection par le virus d’immunodéficience simien (VIS).

Fait d’éthylène-acétate de vinyle ou de silicone, l’anneau vaginal libère un flux constant de MIV-150 qui pénètre les tissus environnants dans les 30 min après sa pose. Chose surprenante, l’équipe a trouvé que, contrairement aux gels avec MIV-150 – moyennement efficaces – l’anneau avait encore un effet protecteur lorsqu’il était posé après exposition au virus. Les doses utilisées dans l’étude étaient supérieures à celles qui seraient utilisées par les femmes car des études antérieures ont montré que des doses plus faibles de MIV-150 en combinaison avec d’autres produits étaient probablement aussi efficaces et actives contre une gamme plus large d’IST. Des doses plus faibles de MIV-150 seul pourraient aussi être efficaces mais mener à des problèmes de résistance selon les chercheurs. Le but ultime est qu’un seul anneau chargé de plusieurs produits puisse protéger du VIH ainsi que des IST et de grossesses involontaires. Comme l’anneau vaginal utilisé couramment en contraception, les femmes se l’inséreraient elles-mêmes. L’espoir des chercheurs est qu’il puisse rester jusqu’à trois mois en place avant d’être changé2.

Notes et références

  1. An Intravaginal Ring That Releases the NNRTI MIV-150 Reduces SHIV Transmission in Macaques. Rachel Singer, Paul Mawson, Nina Derby, Aixa Rodriguez, Larisa Kizima, Radhika Menon, Daniel Goldman, Jessica Kenney, Meropi Aravantinou, Samantha Seidor, Agegnehu Gettie, James Blanchard, Michael Piatak Jr, Jeffrey D. Lifson, José A. Fernández-Romero, Melissa Robbiani, Thomas M. Zydowsky. Science Translational Medicine. []
  2. Source : EurekALert []

Commentaires Clos.

Note aux utilisateurs concernant la publication d'informations médicales :
Publiez uniquement des informations que vous jugez véridiques à la lumière de vos connaissances.
Si les données médicales diffusées ne proviennent pas de votre expérience personnelle, vous devez indiquer les sources (références, liens, etc.).