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L’année 2011 a été la plus chaude en France depuis 100 ans

D’après un bilan encore provisoire pour quelques jours, réalisé par les prévisionistes de Météo France, 2011 a été l’année la plus chaude en France depuis le début du XXe siècle. Un record national qui s’inscrit dans une tendance planétaire qui considère que l’année 2011 est une des dix années les plus chaudes du globe depuis 1850.

Au niveau français, le record de chaleur annuel de 2003 est battu, l’année 2011 est dorénavant l’année la plus chaude que l’on ai mesuré depuis le début du XXe siècle, période ou l’on a commencé à enregistrer les valeurs climatiques et météorologiques.

Un printemps et un automne exceptionnellement doux

De janvier à décembre 2011, la France a connu une température moyenne de 13°,6 soit 1°,5 au dessus de la normale. Le printemps a été exeptionnellement chaud avec en avril 4° au dessus des valeures saisonnieres et 2°,4 au mois de mai.

L’automne lui aussi a été particulièrement doux avec un mois de novembre de 3° supérieur aux valeurs de référence et le mois de décembre, qui se termine dans quelques jours, aura été en moyenne lui aussi très clement avec 2°,1 au dessus de la normale.

Anomalies de température au cours des mois de l'année 2011, par rapport à la moyenne des mois respectifs au cours de la période 1971-2000. © Idé

Des précipitations déficitaires, sauf au Sud-est

Si le Sud-est et notamment les régions méditerranéennes ont été correctement arrosées en raison de nombreux épisodes cévenols (pluviométrie supérieure à la normale sur le Languedoc Roussillon), les précipitations sont environ 20% inférieures en moyenne à l’échelle du pays, avec un déficit qui atteint près de 40% en Gironde… Et ce malgré décembre, très arrosé, avec des précipitations atteignant souvent le double de ce qu’il tombe habituellement pour ce mois…

Une année chaude… et pourtant sans canicule

C’est l’un des paradoxes de cette année 2011 ; elle est la plus chaude jamais enregistrée, mais il n’y a pas eu de vraie canicule, comme à l’été 2003. Même si fin juin la température a dépassé les 35°C très temporairement (près de 37°C à Paris le 27 juin) et qu’il y a eu 5 jours consécutifs à plus de 35°C à Lyon un peu après le 15 août, le ressenti général de la période estivale n’a pas du tout été aussi « torride » qu’en juin/juillet/août 2003… Un été 2011 qui ne restera pas dans la mémoire collective donc… à l’inverse de l’été 2003 justement qui a marqué les esprits par ses chaleurs récurrentes et dramatiques.

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