Les scientifiques indiquent qu'en un demi-siècle, la population de la région de l'Amazonie au Brésil est passée de 6 à 25 millions de personnes, entraînant une déforestation qui porterait attente à l'effet de serre.

La forêt amazonienne pourrait émettre du C02 au lieu d’en absorber

L’Amazonie est traditionnellement considérée comme un rempart naturel contre le réchauffement climatique. Selon une étude, le bassin amazonien pourrait devenir contributeur net de CO2 à cause de la déforestation.

Les scientifiques indiquent qu'en un demi-siècle, la population de la région de l'Amazonie au Brésil est passée de 6 à 25 millions de personnes, entraînant une déforestation qui porterait attente à l'effet de serre.

Longtemps appelé le poumon de la planète, le bassin amazonien serait aujourd’hui « en transition », expliquent les chercheurs dans la revue britannique Nature1.

Les scientifiques indiquent qu’en un demi-siècle, la population de la région de l’Amazonie au Brésil est passée de 6 à 25 millions de personnes. Ce bond démographique a entraîné une réduction massive des surfaces forestières au profit de la production de bois et de l’agriculture, expliquent-ils. Or, si les arbres absorbent le CO2 de l’atmosphère lors du processus naturel de photosynthèse, l’effet en Amazonie est bien différent.

« À cause de la déforestation, le bilan net du bassin de l’Amazone tend à passer de possible puits net de carbone à la fin du 20e siècle à source nette « ,

peut-on lire dans l’étude.

Les forêts comme celle de l’Amazonie jouent un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique, car leurs arbres absorbent naturellement le CO2. Or, lorsque les arbres pourrissent ou sont brûlés, ou quand les zones forestières sont déboisées au profit de l’agriculture, le carbone retourne dans l’atmosphère, accroissant l’effet de serre. Conséquence, à cause de la déforestation, le bilan net du bassin de l’Amazone tend à passer de possible puits net de carbone à la fin du 20e siècle à source nette.

Et les chiffres dévoilés dans l’étude donnent le vertige :

« La biomasse de la forêt amazonienne contient quelque 100 milliards de tonnes de carbone, ce qui équivaut à plus de 10 ans d’émissions mondiales de combustibles fossiles. »

Les chercheurs ont également remarqué que la saison sèche tendait à s’allonger dans les zones les plus déboisées. Ils préviennent que le réchauffement climatique pourrait conduire à relâcher une partie de ces tonnes de carbone contenues en Amazonie.

« L’essentiel de la forêt amazonienne peut résister aux sécheresses saisonnières et modérées, mais cette capacité de résistance peut être dépassée. Elle l’a été lors de graves sécheresses naturelles ou expérimentales, indiquant un risque de perte de carbone si la sécheresse s’accroît avec le changement climatique »,

conclue l’étude2.

Notes et références

  1. The Amazon basin in transition. Eric A. Davidson, Alessandro C. de Araújo, Paulo Artaxo, Jennifer K. Balch, I. Foster Brown, Mercedes M. C. Bustamante, Michael T. Coe, Ruth S. DeFries, Michael Keller, Marcos Longo, J. William Munger, Wilfrid Schroeder, Britaldo S. Soares-Filho, Carlos M. Souza & Steven C. Wofsy. Nature. []
  2. Source : AFP []

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