Cellule NK en microscopie électronique - Crédit photo Science Photo Library.

Une exposition précoce aux microbes réduirait le risque d’allergie

Une étude conduite chez la souris montre qu’un exposition précoce et prolongée aux microbes serait préférable pour limiter les allergies durant la vie adulte. En effet une exposition précoce aux microbes limite le mécanisme d’inflammation en modifiant la quantité et la fonction des certaines cellules du système immunitaire.

Cellule NK en microscopie électronique - Crédit photo Science Photo Library.

Cellule NK observée à l'aide d'un microscope électronique à balayage

Ce résultat soutienne « l’hypothèse de l’hygiène » qui avance que l’augmentation de la prévalence de l’asthme et d’autres maladies inflammatoires dans de nombreuses parties du monde pourrait être due à une exposition réduite aux microbes en début de vie. Comment la présence des microbes peut prévenir ces maladies restait un mystère.

Dans cette étude, publiée dans la revue Science1, les chercheurs montrent chez la souris que les bactéries aident à réguler les quantités et la fonction d’une catégorie de cellules du système immunitaire dans le côlon et les poumons, les cellules dites NK. Ces cellules appartiennent à la famille des lymphocytes. NK est l’acronyme anglais de Natural Killer (« tueuse naturelle ») car elles sont capable de tuer les cellules cibles de manière spontanée tout en faisant la différence entre une cellule saine et une cellule « malade ».

Des souris élevées en l’absence de microbes avaient de plus grandes quantités de cellules NK dans ces tissus, ce qui s’accompagnait d’une augmentation de l’expression du CXCL16, une molécule liée à l’inflammation. Ces souris étaient plus susceptibles de développer des colites (inflammations du côlon) induites par des produits chimiques et aussi plus sensibles à l’induction d’un asthme allergique. La colonisation de ces souris par différentes populations de bactéries prévenait l’apparition de colite et la sensibilité à l’asthme, maintenant à un faible niveau le nombre de cellules NK. Il fallait pour cela que les souris soient exposées aux microbes dès la naissance. Chez les souris adultes, l’exposition aux microbes n’avait plus d’effets.

Ces résultats tendent à indiquer qu’une exposition précoce aux microbes a des effets importants et durables sur la sensibilité du système immunitaire à l’inflammation.

Notes et références

  1. Microbial Exposure During Early Life Has Persistent Effects on Natural Killer T Cell Function. Torsten Olszak, Dingding An, Sebastian Zeissig, Miguel Pinilla Vera, Julia Richter, Andre Franke, Jonathan N. Glickman, Reiner Siebert, Rebecca M. Baron, Dennis L. Kasper, Richard S. Blumberg. Science. []

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