Une nouvelle vue de l’organisation de notre cerveau

5 avril 2012

L’observation du cerveau humain par la technique d’IRM de diffusion révèle que les trajets nerveux sont organisés selon une grille très ordonnée comprenant trois couches en trois dimensions.

Cette grille représente un système de coordonnées naturelles, une manière de « lire » le cerveau comme une carte. Ce résultat offre un nouveau cadre pour étudier le cerveau et les scientifiques pourraient ainsi l’utiliser pour distinguer les différences entre les cerveaux malades et sains.

Le cerveau est fait de deux types de tissu, la matière grise faite des cellules nerveuses et la matière blanche qui consiste en de longues fibres interconnectées. La forme et la trajectoire de ces faisceaux de fibres, où et comment elles se croisent et se rejoignent sur leur trajet, ont longtemps été considérées comme complexes et difficiles à cerner.

Dans cette étude publiée dans la revue Science1, les chercheurs montrent que la forme de ces faisceaux est organisée, géométrique et de façon étonnamment simple. Toutes les voies du cerveau composent une seule grille en trois dimensions comme un vêtement très replié. Ce que les neuroscientifiques pensaient être des voies isolées sont en fait des formes en trois dimensions formées de la même structure continue en vêtement replié.

Les chercheurs ont retrouvé des motifs en grille similaires moins complexes en analysant par IRM de diffusion le cerveau de différents animaux, dont le singe, et avancent que cette structure a pu être modifiée au cours de l’évolution2.

  1. The Geometric Structure of the Brain Fiber Pathways. Van J. Wedeen1, Douglas L. Rosene, Ruopeng Wang, Guangping Dai, Farzad Mortazavi, Patric Hagmann, Jon H. Kaas,Wen-Yih I. Tseng. Science. []
  2. Source : EurekAlert []

6 janvier 2012

Endocrinologie

Mise en évidence d’une forme de mémoire du système endocrinien

Le principe de la mémoire est habituellement associé au cerveau ou au système immunitaire. Une équipe de recherche franco-anglaise vient de montrer que les glandes endocrines se souviennent également de certaines choses. En effet, chez la souris, les cellules endocrines hypophysaires qui régulent la lactation s’organisent en réseau lors d’un premier allaitement. Ce réseau est alors conservé, comme « mis en mémoire » pour être encore plus opérationnel lors de l’allaitement d’une seconde portée. C’est la première fois qu’une forme de mémoire dans le système endocrinien est mise en évidence. Lire la Suite

26 novembre 2011

Neurologie

Un stress soudain met le cerveau humain en mode survie

Un stress aigu, comme par exemple de voir un film violent, change la manière de fonctionner de notre cerveau. Le cerveau serait ainsi dans un état d’alerte propice à la mise en place rapide de mécanismes de défense. Des neuromodulateurs seraient responsable de cette réorganisation à grande échelle des neurones. Lire la Suite

17 septembre 2011

Neurologie

Un biomarqueur de la prédisposition à la dépression

Lorsque des rats sont soumis à un stress intense, seuls ceux présentant une altération durable de la structure des neurones dans certaines régions du cerveau développent des symptômes dépressifs à la suite d’un nouvel épisode stressant. Cette observation permis de caractériser chez le rat un marqueur biologique (biomarqueurs) fiable permettant de détecter la vulnérabilité à la dépression. Lire la Suite

15 juillet 2011

Psychologie

Les effets de Google sur la mémoire

L’arrivée d’internet et des moteurs de recherche de type Google a changé la façon dont notre cerveau traite l’information. Nous aurions tendance à moins bien retenir une information que l’on pourra par la suite retrouver plus facilement sur notre ordinateur, selon une étude de psychologues américains parue dans la revue Science. Lire la Suite

20 avril 2011

Neurologie

Les pertes de mémoire liées à l’âge, la faute à un cerveau trop encombré

Les trous de mémoire se font plus fréquents avec l’âge, bien que connu de longue date ce phénomène est néanmoins mal expliqué. Les personnes âgées connaîtraient une diminution de leurs capacités d’apprentissage et de mémorisation, car leur esprit tendrait à s’encombrer de renseignements non pertinents lorsqu’elles accomplissent des tâches, selon une récente étude canadienne publié dans la revue spécialisée Quarterly Journal of Experimental Psychology. Lire la Suite

24 février 2011

Neurologie

Pourquoi certaines musiques nous donnent le frisson

Des chercheurs canadiens ont découvert que l’expérience agréable que procure l’écoute de musique libère de la dopamine, un neurotransmetteur important associé à des plaisirs plus tangibles et des récompenses comme la nourriture, la drogue et le sexe. Ces travaux révèlent aussi que même l’anticipation d’une musique agréable libère de la dopamine – c’est aussi le cas avec la nourriture, la drogue et le sexe. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Nature Neuroscience, avancent les raisons pour lesquelles la musique, dénuée de valeur évidente de survie, est si importante dans la société humaine. Lire la Suite