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Redonner du gout aux tomates industrielles

Des chercheurs ont réussi à identifier un gène qui pourrait redonner du goût aux tomates industrielles qui ont perdu leur gout au cours des différents processus de sélection.

Les producteurs favorisent, lors de la sélection des variétés, une mutation génétique qui les fait mûrir simultanément. En effet, pendant 70 ans, les sélectionneurs ont retenu des variétés de tomates ayant des fruits uniformément verts avant de mûrir afin de pouvoir les récolter au même moment. Ces tomates deviennent ensuite d’un rouge uniforme et ont meilleur aspect pour leur vente en supermarché. Mais tout cela a été fait au détriment de la saveur car ces changements ont aussi réduit le contenu en sucres du fruit comme l’expliquent les chercheurs dont l’étude paraît dans la revue américaine Science1
.

« Désormais, nous savons que certaines des qualités de la tomate très importantes pour les gens existent dans d’autres variétés non-industrielles, ce qui donne aux producteurs la possibilité de faire des fruits plus désirables tant par la couleur que par la saveur »,

assure Ann Powell, bio-chimiste à l’Université de Californie, à Davis (ouest), principale auteure de ces travaux.

« Cette découverte du gène responsable de la saveur dans des variétés de tomates sauvages et traditionnelles offre la possibilité de retrouver des caractéristiques qui ont été perdues sans le savoir »,

estime Ann Powell, qui a étudié avec ses collègues durant deux étés en Espagne les gènes jouant un rôle dans le développement des tomates et leur mûrissement.

En partenariat avec des scientifiques de l’Université Cornell (Etat de New York, nord-est) et d’autres d’Espagne qui travaillaient sur le séquençage de certaines régions du génome de la tomate, les auteurs de l’étude ont découvert deux protéines (GLK1 et GLK2) contrôlant le développement des chloroplastes.

Il s’agit de structures dans les cellules de la plante qui permettent la photosynthèse chez les végétaux, un processus convertissant l’énergie de la lumière du soleil en sucres et autres composants influençant la saveur et la couleur des tomates.

Cette avancée pourrait avoir d’importantes retombées pour l’industrie américaine de la tomate avec une récolte annuelle de plus de 15 millions de tonnes et un marché pesant deux milliards de dollars par an, selon l’étude.

Notes et références

  1. Uniform ripening Encodes a Golden 2-like Transcription Factor Regulating Tomato Fruit Chloroplast Development. Ann L. T. Powell, Cuong V. Nguyen2, Theresa Hill, KaLai Lam Cheng, Rosa Figueroa-Balderas, Hakan Aktas, Hamid Ashrafi, Clara Pons, Rafael Fernández-Muñoz, Ariel Vicente, Javier Lopez-Baltazar, Cornelius S. Barry, Yongsheng Liu, Roger Chetelat, Antonio Granell, Allen Van Deynze, James J. Giovannoni, Alan B. Bennett. Science. []

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