Le réchauffement climatique explique le mystère des moutons qui rétrécissent

Les moutons sauvages sur l'île de Hirta. Crédit : Arpat Ozgul/Science.

Les moutons sauvages sur l'île de Hirta. Crédit : Arpat Ozgul/Science.

Le mystère des moutons sauvages de Soay de l’île de Hirta (ile de l’archipel de Saint-Kilda situé au large des côtes écossaises) a été résolu. Il semblerait que le changement climatique ait pris le pas sur la sélection naturelle. Des chercheurs ont en effet observé que la modification des conditions hivernales faisait devenir les moutons sauvages de Soay en Ecosse plus petit en dépit du bénéfice apporté par un corps plus grand. Les résultats sont publiés dans la revue Science.

Ceci met bien en relief les effets très larges dus au changement climatique et toute la complexité des modifications auxquelles ont peut s’attendre dans les populations naturelles à l’avenir. Arpat Ozgul et ses collègues ont analysé les relevés concernant le poids et les données essentielles d’une population de brebis du mouton de Soay. Ces animaux vivent sur l’île de Hirta dans l’archipel de St. Kilda et sont étudiés depuis 1985. Les chercheurs ont entré ces données dans un modèle numérique qui prédit comment un caractère comme la taille change au cours du temps avec la sélection naturelle et d’autres facteurs agissant sur la survie et la reproduction dans la nature. Ils ont choisi la taille parce qu’il s’agit d’un trait héritable et, bien que des moutons plus gros ont de meilleures chances de survie, il s’avère que ceux de Soay ont vu leur taille globalement diminuer de 5% depuis 25 ans.

Une réponse écologique à la modification de l’environnement

Ces résultats suggèrent que la diminution de la taille est avant tout une réponse écologique à la modification de l’environnement de ces 25 dernières années, ceux attribuables à l’évolution étant peu intervenus. Plus précisément, les agneaux ne grandissent pas aussi vite qu’avant. Avec des hivers plus courts et plus doux, les agneaux n’ont plus à grossir autant durant la première année pour survivre à leur premier anniversaire. Même ceux qui grandissent plus lentement ont maintenant une chance de survivre.


Référence :
Article : The Dynamics of Phenotypic Change and the Shrinking Sheep of St. Kilda
Auteurs : Arpat Ozgul, Shripad Tuljapurkar, Tim G. Benton, Josephine M. Pemberton, Tim H. Clutton-Brock, Tim Coulson
Journal de publication : Science
DOI: 10.1126/science.1173668

Sources : EurekAlert, Science

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